Je m'abonne à la newsletter « Sport »

"Vaut mieux que ça se passe aujourd'hui que le 16 juin", jour de l’entrée en lice de l’équipe de France contre le Sénégal à la Coupe du monde. Difficile de donner tort à Lucas Hernandez, venu s’exprimer après le revers inattendu face à une entreprenante sélection de Côte d’Ivoire (1-2), jeudi 4 juin à Nantes. Reste que les Bleus ont concédé leur première défaite en match de préparation avant un grand tournoi dans la longue ère Didier Deschamps, en revenant complètement éteints des vestiaires de la Beaujoire, malgré l’ouverture du score de Rayan Cherki.

Si le sélectionneur, interrogé sur TF1, a assuré qu’"il y [avait] pas d’excuses à avoir" après ce résultat, on peut trouver tout un tas de circonstances atténuantes au terme d'une partie à l'impact relatif au vu de l'absence d'enjeu, mais aux airs d'avertissements sans frais. Plusieurs cadres ont ainsi été laissés au repos après une arrivée tardive post-finale de Ligue des champions (Ousmane Dembélé, Désiré Doué, William Saliba) et une fatigue accumulée probablement plus intense qu'à l'accoutumée après un bloc athlétique soutenu depuis une semaine à Clairefontaine.

"Il y a eu beaucoup de changements, beaucoup de rotations à la mi-temps, tu peux avoir des petits manques de concentration", a par ailleurs argumenté Lucas Hernandez, alors que le staff a procédé à une large revue d’effectif. La sortie de cinq tauliers (Kylian Mbappé, Aurélien Tchouameni, Théo Hernandez, Michael Olise et Dayot Upamecano) a déstabilisé l’ossature collective à la pause, tandis que la première période - particulièrement rythmée - n’avait pas été de si mauvaise facture, et les cinq autres remplacements en cours de seconde période n’ont pas aidé non plus.