Une photo d'archive du drone MQ-1 Predator de General Atomics.

Star-Navi, une entreprise basée à Shenzhen, commercialise désormais un accès à une technologie de drones furtifs qui impose habituellement une barrière d’entrée de plusieurs milliards de dollars, sous la forme d’un kit standard comprenant un pistolet pulvérisateurCette technologie réduit la surface équivalente radar d’un drone, ce qui le rend plus difficile à détecter par les radars modernesCes revêtements sont commercialisés sous la gamme XRAM-C, avec trois variantes proposées, chacune adaptée à différentes fréquences radar de menaceSi la technologie des drones modernes a considérablement évolué depuis les modèles rudimentaires observés il y a plus de dix ans, elle devient aujourd’hui un secteur de plus en plus central pour les armées, tant pour leur utilisation que pour leur neutralisation.Deux conflits récents, dont la guerre entre la Russie et l’Ukraine ainsi que celle entre les États-Unis et l’Iran, ont montré que les drones constituent des moyens efficaces et souvent peu coûteux pour mener des conflits non conventionnels, capables d’infliger des dégâts importants à un adversaire conventionnellement plus puissant.Une entreprise chinoise basée à Shenzhen, Star-Navi, pourrait avoir encore renforcé les capacités des drones, qu’ils soient réutilisables ou à usage unique, en proposant des revêtements absorbant les ondes radar, habituellement réservés aux armées les plus puissantes, et les commercialise en conteneurs auprès de clients intéressés.Un problème croissant de lutte anti-dronesÀ mesure que les drones modernes progressent, tant dans le domaine civil que militaire, les technologies destinées à les stopper ou les neutraliser deviennent elles aussi de plus en plus sophistiquées.Les mesures de lutte anti-drones, également appelées technologies Counter-UAS (C-UAS), s’appuient sur un ensemble de technologies permettant de détecter, suivre, brouiller ou neutraliser des drones hostiles, qu’ils soient d’attaque ou de surveillance.La marine américaine, par exemple, a investi dans des systèmes laser capables de neutraliser des essaims de drones, une capacité également applicable à des usages terrestres.Malgré ces avancées, la détection reste l’étape la plus critique pour neutraliser un drone. Si les capteurs RF et les caméras sont utiles, la plupart des approches classiques reposent sur le radar pour identifier une signature de menace.Les petits drones sont déjà réputés difficiles à détecter en raison de leur très faible surface radar, et les solutions proposées par Star-Navi risquent d’aggraver encore cette situation, en permettant potentiellement à des milices ou à des armées de moindre envergure d’accéder à une technologie habituellement considérée comme un secret industriel valant plusieurs milliards de dollars pour certaines des plus grandes puissances militaires.La gamme de revêtements X-RAM-C de Star-Navi se décline en trois variantes, chacune ciblant des fréquences spécifiques :XRAM-C105 : optimisé pour les bandes X et Ku, destiné à réduire l’efficacité des systèmes anti-drones.XRAM-C112 : optimisé pour les bandes S et C, destiné à contrer la détection par radar de surveillance.XRAM-C113B : couverture large bande sur les bandes C et X, offrant une solution plus globale face aux problèmes de détection.L’entreprise indique que le revêtement a été testé pour résister à une température de 250 degrés Celsius pendant 100 heures sans dégradation. Il est proposé en conditionnements de 1 kg, 5 kg et 10 kg comme solution polyvalente. La disponibilité relativement simple d’une technologie autrefois strictement contrôlée par des États suscite des inquiétudes quant à sa prolifération, notamment en raison des risques d’usage détourné.Star-Navi n’est pas le seul acteur sur ce marché, qui attire également des chercheurs en Turquie ainsi que des fournisseurs plus traditionnels basés aux États-Unis, comme CFI Solutions et Intermat Defense. Cette dernière fournit notamment des contractants militaires américains, dont Lockheed Martin et Northrop Grumman.SoftBank prêt à injecter 75 milliards d’euros dans le plus grand projet de data centers jamais envisagé en EuropeAprès le piratage, une autre menace explose pour les millionnaires de la crypto, l’enlèvementLa NASA en dit plus sur sa future base lunaire, et les astronautes pourraient bien devoir tout monter eux-mêmes