Le secteur des colis est en progression : François Lenglet explique ce phénomène "sous l'effet de la montée en puissance du e-commerce"

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Le secteur du colis est en forme, sous l'effet de la montée en puissance du e-commerce. Plus de 80% des Français achètent désormais en ligne, pour un montant annuel moyen qui dépasse 4.000 euros par foyer. En 2024, 1,7 milliard de colis ont été livrés dans notre pays, selon l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep).

La croissance est telle qu'en Île-de-France, les livraisons de colis représentent déjà 20% du trafic routier, et 30% de l'encombrement des routes, à cause des arrêts. Le paradoxe étant que le e-commerce se développe plutôt dans les zones urbaines, là où il y a une offre de magasins plus dense qu'en zone rurale.

Ces colis viennent d'un trafic domestique, majoritairement à destination des particuliers. Ceux-ci renvoient 6 à 8% de leurs achats faits sur internet, selon les produits. Les importations de Chine comptent pour 12,5% du total, et sont en forte progression, avec le développement des plateformes comme Shein ou encore Temu. Mais bon nombre de petits colis arrivant de Chine transitent en réalité par d'autres pays européens, pour contourner la taxe de deux euros qui a été mise en place le 1er mars dernier sur chaque envoi, et pour profiter d'une main d’œuvre moins coûteuse.