Océane et Christophe, pris au piège par des érotomanes

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Christophe pensait d’abord avoir affaire à des avances lourdes dans un cadre professionnel. Cette ancienne employée, recrutée dans son entreprise ostréicole, lui envoie très vite des signaux de plus en plus explicites. Un jour, alors qu’ils partent travailler sur les parcs à huître, elle lâche : "Alors, on s’aime ou on s’aime ?", se rappelle-t-il. Le patron maintient ses distances, tente de passer outre et fait comprendre qu'il n'est pas intéressé. Mais ce qu’il prend d’abord pour une insistance déplacée va peu à peu changer de nature.

Quand elle quitte son poste, le harcèlement commence vraiment. Christophe reçoit des appels, des SMS, des courriers, jour après jour. Dans ces lettres, son ex employée raconte une liaison qui n’a jamais existé : "Elle évoquait son amour à mon égard, la relation que nous avions dans ses rêves, des moments passés sur la plage, langoureusement", raconte-t-il. Très vite, il comprend qu’il ne s’agit plus seulement d’une obsession sentimentale, mais d'un véritable trouble psychiatrique.

Après une première phase faite de messages suggestifs et sexuels, le ton devient agressif. Christophe dit ne plus savoir jusqu’où cette femme peut aller, ni ce qu’elle est capable d’imaginer contre lui ou ses proches. Le basculement se mesure aussi à ce qu’il découvre sur les réseaux sociaux : "Elle proposait à qui voulait bien de me tuer". À ce moment-là, le harcèlement n’est plus seulement envahissant, mais devient une menace directe.