Publié le 04/06/2026 13:41
Mis à jour le 04/06/2026 13:41
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Faire payer les casseurs qui s'en prennent aux commerces et au mobilier urbain, c'est ce que souhaite le Premier ministre après les violences en marge du sacre du PSG en Ligue des champions samedi. Sébastien Lecornu veut instaurer le principe du "casseur-payeur", quitte à prélever directement les amendes sur les allocations. Explications.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Abribus détruit, véhicules brûlés, façades endommagées ou commerces pillés. La facture est lourde après les violences commises en marge de la victoire du Paris Saint-Germain samedi 30 mai. Alors, ceux qui dégradent doivent-ils payer pour réparer les dégâts ? Pour le Premier ministre, la réponse est oui. Sébastien Lecornu a demandé à son gouvernement de préparer des textes pour que les casseurs payent l'addition, y compris en prélevant une partie des prestations sociales. A Niort, dans les Deux-Sèvres, où un magasin de chaussures sportives a été pris pour cible, les commerçants semblent dépités ce matin et réclament plus de fermeté. "Évidemment, il faut assumer les conséquences. Quand on fait des actes comme ça, il faut assumer derrière. Puis c'est beaucoup de mineurs en plus, donc au bout d'un moment, les parents… Qu'ils fassent des choses !", juge une commerçante. Le patron d'un restaurant qui se retrouve avec une vitre brisée estime que ça n'est pas à lui de payer : "Moi, ce n'est pas mon problème. Ce que je veux, c'est pouvoir travailler tranquille. Et puis cette vitre qui a été cassée, j'ai 400 euros de franchise, j'aimerais au moins ne pas avoir à les payer."À l'Assemblée nationale, la droite attend des sanctions très concrètes : "Tu casses, tu payes. S'ils touchent une aide personnalisée au logement (APL), on prend sur l'aide personnalisée au logement. Ils touchent des indemnités chômage, on prend sur les indemnités chômage", estime Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine. La gauche n'y est pas favorable et propose plutôt de s'attaquer aux racines de cette violence : "L'éducation et la prévention sont au cœur des solutions qu'on doit trouver. Évidemment, quand tu casses, tu payes. On n'est pas contre la sanction. Mais si on veut améliorer les choses, c'est une grande politique de prévention", souligne Romain Ezkenazi, député PS du Val-d'Oise.Le gouvernement veut aller vite. Il va proposer de durcir les sanctions contre les casseurs avec l'examen du projet de loi "Ripost", avancé à début juillet.














