Publié le 04/06/2026 13:21
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Les recherches ont repris pour tenter de retrouver la petite Lyhanna, qui a disparu dans le Gers depuis maintenant six jours. Plus de 170 gendarmes sont mobilisés, aidés par des cavaliers. Ils ont déjà fouillé un immense périmètre. Mais sur place, à Fleurance, la colère monte chez les habitants, après les révélations sur le profil du suspect.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Dans tous les esprits à Fleurance, dans le Gers, la disparition de la petite Lyhanna. Mais après la stupéfaction vient le temps de l'indignation. Pourquoi le suspect n'a-t-il pas été arrêté plus tôt alors que trois plaintes avaient déjà été déposées contre lui, dont deux pour viol et agression sexuelle ? Incompréhensible pour ces habitantes : "Moi je suis choquée, j'ai des petits-enfants. Je suis choquée, ça fait huit jours qu'on ne vit plus. Il y a des gens qui se promènent comme ça, il y a des gens qui vont porter plainte et on ne fait rien pour ces enfants ? C'est pas normal", témoigne la première. "Ce n'est pas au bout de la quatrième affaire qu'il faut condamner quelqu'un. C'est au bout de la première. La première, il faut l'enfermer, et c'est tout. Il ne sort pas. Au bout d'un moment, il faut arrêter de se foutre la gueule des gens", ajoute la seconde.Neuf mois après la dernière plainte, le suspect n'avait pas été convoqué par les gendarmes. Deux enquêtes administratives ont été lancées pour comprendre s'il y a eu dysfonctionnement. Pour beaucoup, cette lenteur reste inacceptable : "Je suis très écœurée de voir que les organismes auxquels on fait entièrement confiance ne peuvent pas réagir autrement et plus rapidement dans des cas comme ça", confie une femme.Dans toute la zone autour du village, les recherches se poursuivent. Des plongeurs ont sondé un lac toute la matinée. Des cavaliers, eux, sont venus prêter main-forte à la gendarmerie pour accéder aux zones boisées les plus difficiles. "On voit beaucoup mieux à cheval, on est beaucoup plus haut, c'est plus facile en tout cas et même on peut parcourir plus de distances", explique Célia Methout, cavalière bénévole.Au septième jour de recherche, 230 personnes sont déployées sur le terrain pour retrouver la petite fille de 11 ans. Cet après-midi, les gendarmes doivent effectuer du porte à porte pour tenter de recueillir des témoignages.















