Un portrait du journaliste Christophe Gleizes affiché sur la façade des archives départementales Gaston-Defferre à Marseille, le 2 juin 2026. MIGUEL MEDINA / AFP

La balle est désormais dans le camp du président algérien. Les avocats de Christophe Gleizes, journaliste français emprisonné depuis un an en Algérie, ont annoncé, mercredi 3 juin, le rejet d’un pourvoi en cassation du parquet qui « clôture » la procédure judiciaire, ouvrant la voie à une possible grâce du président Abdelmadjid Tebboune.

Dans un arrêt rendu le 25 mai, la Cour suprême a « définitivement statué » : elle a « pris acte du désistement du pourvoi » de Christophe Gleizes et a « rejeté au fond » celui introduit par le parquet, ont déclaré les avocats Amirouche Bakouri et Emmanuel Daoud dans un communiqué. Ce pourvoi en cassation déposé par le procureur général constituait le dernier obstacle à une éventuelle grâce présidentielle.

« Le débat juridictionnel étant désormais clos, l’avenir de Christophe Gleizes relève à présent des prérogatives discrétionnaires du président » Abdelmadjid Tebboune, ont-ils ajouté, à propos de la grâce du journaliste réclamée par sa famille. L’avocat algérien et son collègue français ont dit exprimer « formellement le vœu » qu’une « mesure de grâce présidentielle soit accordée dans les plus brefs délais, afin d’apporter un dénouement rapide et humain à cette affaire ». Deux demandes de grâce présidentielle étaient restées sans réponse, en décembre 2025 et en février.