Publié le 03/06/2026 07:56

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Kiev a été bombardée dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 juin par une attaque massive russe impliquant des dizaines de missiles balistiques et des centaines de drones. Malgré la défense antiaérienne, des quartiers résidentiels sont touchés, causant un bilan humain lourd au cœur de la capitale ukrainienne.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Un missile vient de s'abattre sur un quartier résidentiel de la capitale ukrainienne. Dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 juin, Kiev a été bombardée une nouvelle fois par les Russes. Les autorités avaient prévenu de l'imminence d'une attaque massive. Les services de renseignement ne s'étaient pas trompés. "Les frappes ont été particulièrement meurtrières. Tous les moyens ont été utilisés. Des dizaines de missiles balistiques et des centaines de drones", détaille le maire de Kiev Vitali Klitschko. Les Russes affirment avoir seulement visé des structures militaires. Ces images montrent le contraire. Des scènes de chaos dans les rues. Les frappes ont détruit les immeubles abritant des civils. "Dieu merci, on est en vie. En tout cas, aujourd'hui, on est vivants. On a eu de la chance", témoigne une habitante. Apeurée, cette femme et sa fille de 6 ans ont quitté juste à temps leur appartement. "On a entendu un bruit énorme et il y a eu de la fumée partout. On s'est accroupis. J'ai protégé ma fille. Il y avait des morceaux d'immeuble qui nous tombaient dessus", décrit-elle. Pas de répit pour les civils après plus de quatre ans de guerre. Depuis la fin de l'hiver, Kiev, qui est pourtant loin du front, est régulièrement attaquée par les Russes. La défense antiaérienne a fonctionné, mais il n'y a pas suffisamment de systèmes patriotes pour intercepter tous les missiles russes. Une fois l'alerte donnée, de nombreux habitants se sont réfugiés dans les couloirs du métro à 100 mètres sous terre. Une habitude pour la plupart d'entre eux. Kiev n'a pas été la seule ville touchée par ces frappes. Kharkiv, sur le front est, n'a pas été épargné. Nipro aussi, avec plusieurs morts et blessés dans les explosions. L'Ukraine demande aujourd'hui davantage d'aide aux Occidentaux, alors que les négociations pour mettre fin au conflit sont toujours au point mort.