Des soldats français lors d’un exercice militaire à Suippes (Marne), le 30 avril 2026. AURELIEN MORISSARD/AFP
Une bataille inattendue a eu lieu au Sénat, mardi 2 juin en soirée, sur le texte actualisant la loi de programmation militaire (LPM), particulièrement à propos du montant de la rallonge budgétaire allouée aux armées.
Dans le contexte de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, le projet de loi fixe les grandes orientations et les moyens des armées françaises, en portant à 436 milliards d’euros les dépenses militaires prévues d’ici à 2030, soit 36 milliards supplémentaires par rapport à la dernière loi de programmation de 2023. Adopté très largement par les députés ces derniers jours dans un rare consensus, le texte semblait promis à un examen tranquille à la chambre haute, dominée par une alliance entre la droite et les centristes, avant un vote solennel prévu mardi 9 juin. Mais les débats ont pris une autre tournure au milieu de la nuit.
Les sénateurs Les Républicains (LR), qui demandaient un effort supérieur à celui proposé par le gouvernement et avaient voté en commission une rallonge de 14 milliards d’euros, soit 50 milliards au lieu de 36 d’ici la fin de la décennie, ont finalement vu leur proposition rejetée à cinq voix près, à l’initiative de la ministre des armées, Catherine Vautrin, et du groupe socialiste.










