Publié le 02/06/2026 22:30
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Franck Allisio, député du Rassemblement national des Bouches-du-Rhône, était l’invité de Tout est politique sur franceinfo mardi 2 juin.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.France Télévisions : Ça vous inquiète de voir que l'intelligence artificielle serait plutôt favorable aux candidats de gauche ou du centre ?Franck Allisio, député du Rassemblement national des Bouches-du-Rhône : Ce qui m'inquiète, c'est que l'intelligence artificielle peut orienter des électeurs.16 % des électeurs ont demandé à l'intelligence artificielle de les aider pour savoir pour qui ils allaient voter aux élections municipales.C'est un très vaste sujet. Je crois que c'était dans du Balzac, il y avait la formule "qui sait tout possède le monde". Et là, c'est "qui possède l'IA possède le monde". C'est la grande question de qui détient l'IA, est-ce que l'intelligence artificielle est orientée politiquement ? C’est vertigineux. C'est-à-dire que celui qui oriente l'intelligence artificielle pourrait orienter toute une série de comportements humains. Ça pourrait être à des buts politiques, ça pourrait être à des buts religieux, ça pourrait être dans des buts économiques. C'est tout le sujet de la maîtrise de l'IA.Vous travaillez sur des propositions ?Nous travaillons de près sur l'IA et sur des propositions pour la présidentielle. Nous n'en sommes encore qu'aux études et aux échanges entre nous.L'influenceuse, ou dite journaliste, Xenia Fedorova a été mise en cause par un certain nombre de politiques ou défendue par des gens comme Nicolas Dupont-Aignan. Qu'est-ce que vous pensez de cette espèce d'antenne ouverte à quelqu'un qui n'est pas là pour informer mais pour faire de la propagande ? Est-ce que vous considérez qu'on devrait se pencher sur son cas puisque nous ne sommes pas belligérants avec la Russie, mais nous sommes quand même en conflit en soutenant l'Ukraine, et il se trouve que c'est problématique d'avoir cette propagande qui se déverse en France sans prévenir les gens qu'il s'agit de propagande et non d'information.On s'y est penché puisqu'il y a eu une commission sur les ingérences étrangères. Elle était présidée par mon ami et collègue Jean-Philippe Tanguy et il se trouve que Jean-Philippe Tanguy avait lui-même, à l'occasion de cette commission d'enquête, dénoncé un influenceur, qui était en réalité un agent de la Russie, c'était le même sujet. Vos confrères donnaient la parole régulièrement à quelqu’un qui portait la parole de la Russie. Si c'était de notre pays, ce serait le même sujet. Donc oui, c'est une question, c'est un véritable sujet. J'ai regardé quelques extraits de CNews. Lorsqu'il y avait cette dame, l'un des journalistes présents sur le plateau, en tout cas dans l'extrait que j'ai vu notamment, de mémoire, disait : "ce que vous dites, c'est exactement les éléments de langage du Kremlin." Sur le plateau, j'avais l'impression qu'il y avait quand même du contradictoire. C'est déjà quelque chose qui peut être rassurant. Après, c'est à la chaîne en question et aux autres chaînes qui pourraient être concernées d'y répondre.Vos collègues du RN plaidaient pour la privatisation du service public, ils disaient : "C'est un gage d'impartialité." C'est-à-dire, si on privatise les pôles publics, ça sera plus impartial.Je pense que c'est un gage d'impartialité. Il y a une problématique par rapport au public, puisque c'est l'argent public, donc le citoyen a un droit de regard renforcé. Mais ce n'est pas parce qu'une chaîne est privée que, par définition, elle est plus impartiale. L'impartialité se fait sur un plateau, par le contradictoire, par des opinions différentes qui sont présentes sur le plateau, et après c'est tout. C'est à l'auditeur et aux téléspectateurs de se faire leur idée.Et la responsabilité du gouvernement dans cette affaire ? Sébastien Chenu, concernant l'affaire des influenceurs algériens, avait dit : "Nous sommes piétinés par l'Algérie, nous sommes humiliés par l'Algérie." La question se pose de savoir s'il n'y a pas derrière ces influenceurs une volonté manifeste de déstabilisation de la France qui serait orchestrée par des gens proches du pouvoir algérien. Et il disait : "Ces gens mériteraient d'être virés à coups de pied." Est-ce que cette ligne que vous aviez vis-à-vis des influenceurs algériens doit s'appliquer aussi vis-à-vis d'une influenceuse russe ? C'est-à-dire qu'est-ce qu'il faut ne pas renouveler, voire supprimer son autorisation du territoire français ?Encore une fois, ça dépend de ce qu'a dit l'influenceur ou l'influenceuse. C'est-à-dire que si vous avez un influenceur qui a une parole critique sur la France, sur le gouvernement français, on est dans une démocratie libérale avancée, encore heureux qu'on puisse le faire. Mais non, si ça devient insultant et si ça relève de l'insulte, de la diffamation envers notre pays, à partir de là, on peut imaginer que la justice ou que le gouvernement s'y intéresse d'une manière ou d'une autre.Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité








