L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fortement revu à la baisse son estimation de cas suspects d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda, la ramenant de 906 à 116. Dans le même temps, de nouveaux résultats de laboratoire ont fait grimper le nombre de cas confirmés, qui passe de 134 à 330 pour les deux pays réunis.
De nombreux malades « ont été écartés après vérification et souffrent soit d’autres maladies, soit n’ont présenté qu’un épisode de fièvre sans autre symptôme », a déclaré, mardi 2 juin, Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, lors d’un point presse à Genève. Il a souligné que les cas suspects incluaient « toute personne repérée par le système de surveillance ou se présentant dans un établissement de santé avec des symptômes pouvant évoquer Ebola ». En réalité, peu de tests ont été menés en laboratoire jusqu’ici, essentiellement par manque de moyens en RDC.
Au 1er juin, l’OMS recensait 330 cas confirmés et 49 décès, ainsi que six guérisons enregistrées. La RDC concentre l’essentiel de l’épidémie, avec 321 cas confirmés et 48 décès, contre neuf cas confirmés et un décès en Ouganda. L’OMS signale par ailleurs 116 cas suspects en RDC et un cas probable en Ouganda. Le taux de létalité parmi les cas confirmés est estimé à 15 %.












