Publié le 01/06/2026 17:35
Mis à jour le 01/06/2026 17:54
Temps de lecture : 2min - vidéo : 5min
Direction l'Écosse et la région des Highlands pour rejoindre un minuscule village de 130 habitants, où les visiteurs viennent pour profiter d'un endroit coupé du monde et hors du temps. Il n'est accessible qu'en bateau ou à pied.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Il y a des bières qui se méritent plus que d'autres. "J'ai marché 7 heures aujourd'hui pour avoir ma bière. J'ai traversé la montagne", confie un homme. En Écosse, il est le pub le plus reculé du Royaume-Uni. "C'est peut-être le plus isolé, mais les boissons sont bonnes", rassure un autre client. Pour atteindre le pub d’Inverie dans le nord de l'Écosse, il faut marcher pendant trois jours. On n’y trouve pas de route, peu de réseau et un décor grandiose. Le pas motivé et le cœur léger, rencontre avec Mathias et Sean, un Grenoblois et un Breton en pleine ascension. "Ça m'a toujours attiré, d'être un peu perdu, loin de tout", glisse Sean."Mon premier voyage en dehors de France était l'année dernière, donc forcément, j'avais qu'une envie, c'était de continuer, d'aller encore plus loin et de faire des trucs encore plus fous. Et dès que t'es un peu loin de la civilisation, t'as envie d'y vivre. T'as envie d'acheter une petite maison, d'avoir des moutons..." confie de son côté Mathias.L'équipe de France Télévisions, elle, va prendre la mer, l'autre moyen d'accéder au village. Pour les plus pressés, ou les moins téméraires. Trois quarts d'heure de traversée et voici Inverie : 130 habitants et sept petites routes connectées à aucune autre. Parmi les doyens, Jan Marriott et Dave Marriott, 83 et 86 ans. "On adore, on veut vivre nulle part ailleurs", assurent-ils. Dave était cuisinier dans l'armée britannique. Il a sillonné la planète, mais à la retraite, il cherchait de la tranquillité. "On est une centaine d'habitants, on se connaît tous, tout le monde est sympa, on s'entraide, on ne se sent pas seul", explique-t-il."J'étais une fille de la ville, mais je n'aime plus. Je préfère ici, rien ne me manque, mise à part le théâtre", confie de son côté Jan. En attendant les deux randonneurs français, il y a de somptueux paysages à admirer, et une chapelle où la bière est brassée. Elle a remplacé le vin de messe. "Cette chapelle catholique a été construite en 1884 et désacralisée en 1992", explique Samantha Humphrey, de la brasserie de Knoydart. Ici, on brasse 800 litres par semaine. Une sacrée logistique. "L'eau est gratuite, elle descend de la montagne et nous la traitons. Le malt, le houblon, la levure, nous les importons", poursuit Matthew Humphrey.Les Français vont enfin pouvoir se désaltérer. Pendant trois jours, ils ont hissé les couleurs de la Bretagne sur leurs photographies. Avec pas grand monde à l'horizon, et parfois même pas vraiment de chemin. Le pub est en vue, et la bière servie. "Quand même, c'est ce qui nous a fait un peu nous lever tôt ce matin quand même. Ça fait une petite pause sur notre grosse aventure mais ça fait du bien", glissent-ils.Car pour eux, Inverie n'est qu'une première étape : à 23 et 25 ans, les deux copains ont encore trois semaines de marche sur les sentiers les plus reculés d'Écosse.











