Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Boson de Higgs Boson de Higgs Boson de Higgs Le Futur collisionneur circulaire du CERN, qui servira dans vingt ans à sonder les propriétés du boson de Higgs, enthousiasme les physiciens. Mais sa construction, sous la surface de la France et de la Suisse, aura un impact certain sur l’environnement et les habitants. D’où l’ouverture, le 2 juin et pour plusieurs mois, d’un débat sur ce gigantesque projet. Article réservé aux abonnés Mardi 2 juin va s’ouvrir un débat public sur la construction d’un nouvel accélérateur de particules géant en Europe. Une étape de plus sur le long chemin vers la réalisation de cette infrastructure, prévue pour être opérationnelle au milieu des années 2040. Le 22 mai, le conseil de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le CERN, a approuvé la nouvelle stratégie européenne de physique des particules. Ses priorités sont, à court terme, l’amélioration de l’actuel accélérateur, le LHC, celui qui a découvert le boson dit « de Higgs ». A partir de 2030, notamment par l’installation de nouveaux aimants, il sera à « haute luminosité », et décuplera la quantité de données accumulées. A long terme, l’ambition est de construire le Futur collisionneur circulaire (FCC) de 90,7 kilomètres de circonférence (3,5 fois plus grand que le LHC environ), sous la surface de la Suisse (canton de Genève) et de la France (Ain et Haute-Savoie). Dans vingt ans, des électrons de très haute énergie y entreront en collision pour sonder les propriétés encore inconnues du boson de Higgs. « Cette particule est un objet fondamental, complètement différent des autres particules et très étrange. Le FCC sera une usine à Higgs pour produire beaucoup de ces particules afin de vraiment comprendre ce qu’elles sont, explique Mark Thomson, directeur général du CERN. Et au-delà, cela ouvrira une fenêtre sur une physique nouvelle. Si on liste les dix plus grandes questions de physique des particules, au moins la moitié sont connectées au boson de Higgs. » Le projet est donc d’importance, et a fait l’objet d’une large concertation dans la communauté de ces spécialistes depuis plusieurs mois, avant d’aboutir à cette proposition. Il vous reste 65.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.