Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Australie Australie Australie Détenues dans le camp de Roj en Syrie, 32 femmes et enfants proches de l’organisation djihadiste sont rentrés en Australie sans aucune aide logistique ou financière de Canberra. L’une d’entre elles et sa fille handicapée sont toujours bloquées à Damas Article réservé aux abonnés Le 25 mai, huit femmes et treize enfants rejoignent l’aéroport de Damas, la capitale syrienne, après avoir passé des années dans le camp de Roj, sous le contrôle des forces kurdes, où sont détenus des proches de djihadistes présumés de l’organisation Etat islamique (EI). Alors qu’ils s’apprêtent à embarquer sur des vols commerciaux à destination de Melbourne et de Sydney, le personnel de la compagnie Qatar Airways reçoit une notification « d’interdiction d’embarquer » émise par la Force frontalière australienne. L’une d’elles, Hodan Abby, fait l’objet d’une ordonnance d’exclusion temporaire, émise pour des motifs de sécurité nationale et valable deux ans renouvelables. La jeune femme et sa fille handicapée de 9 ans, qu’elle a choisi de garder auprès d’elle, sont aujourd’hui les deux dernières ressortissantes australiennes sorties de ces camps de détention qui se trouvent toujours bloquées en Syrie. Sa famille a depuis engagé un avocat et envisage de contester cette mesure en justice. Quinze ans après le début de la guerre civile en Syrie en 2011, les « épouses de l’EI » – surnom donné par la presse locale aux femmes ayant rejoint les territoires contrôlés par le groupe djihadiste en 2014 et en 2015, par convictions personnelles ou entraînées par des tiers – constituent le premier contingent national d’une telle ampleur à s’être autorapatrié. Leurs proches, épaulés par des responsables communautaires et des organisations humanitaires, ont entièrement organisé et financé l’opération avec l’accord des autorités locales, mais sans l’aide logistique ou financière de Canberra. Il vous reste 77.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.