Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Algérie Algérie Algérie La reprise du dialogue entre Paris et Alger, amorcée depuis quelques mois, se concrétise par la visite de Saïd Sayoub à Paris, lundi 1ᵉʳ juin. Depuis février, des signes de redémarrage des délivrances de laissez-passer consulaires se sont fait sentir sur le terrain. Article réservé aux abonnés Après une série de déplacements de ministres français en Algérie, c’est un haut responsable algérien qui est attendu lundi 1er juin à la mi-journée pour une visite de deux jours en France. Saïd Sayoud est le premier membre du gouvernement à faire un tel voyage depuis le déclenchement de la crise entre Paris et Alger à l’été 2024, lors de la reconnaissance par l’Etat français de la « souveraineté marocaine » sur le Sahara occidental. Laurent Nuñez y voit un « signal très positif ». Le locataire de la place Beauvau en avait fait personnellement l’annonce le 16 mai à la Tribune Dimanche : « Je vais accueillir mon homologue algérien, ici, dans quelques jours. (…) Une coopération sécuritaire se réinstaure progressivement. » Il retrouvera en tête à tête, dans l’après-midi, le ministre de l’intérieur algérien, qui pourrait être reçu durant son séjour par Emmanuel Macron et devrait enchaîner les réunions de travail sur les enjeux liés à la lutte contre la criminalité organisée, aux flux migratoires et aux questions de sécurité civile. Une importante délégation, incluant des cadres du ministère et des responsables des services de police et des renseignements généraux, selon un article du quotidien El Watan, publié samedi, sera du voyage. A ce dialogue manifestement restauré entre les deux capitales s’ajoute la satisfaction, pour le ministre de l’intérieur français, d’avoir renoué avec ses partenaires algériens « des relations sécuritaires qui n’existaient plus (…) On en est à 150 [laissez-passer consulaires délivrés] depuis le début de l’année [2026] et surtout depuis ma visite. Il n’y en avait pas eu entre le 1er janvier et la date de ma visite, mi-février », avançait-il, le 19 mai, sur le plateau de BFM-TV et RMC. Il vous reste 70.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.