Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Gouvernement Lecornu Gouvernement Lecornu Gouvernement Lecornu Malgré les consignes du premier ministre d’afficher le profil d’une équipe gouvernementale à la tâche et discrète, l’étalage des divisions du bloc central et la crainte d’un face-à-face entre LFI et le RN ont ravivé la frustration d’une partie des ministres encartés. Article réservé aux abonnés En ces temps de précampagne présidentielle, où les ambitions et les promesses de renouveau surabondent, un des principes cardinaux de Sébastien Lecornu pour assurer la stabilité de son exécutif se voit éprouvé. « Le gouvernement est libre de toute contrainte politique partisane. Il n’a aucun rendez-vous électoral », clamait encore le premier ministre, le 10 avril, sur le perron de Matignon. Plus qu’un principe, la règle selon laquelle le gouvernement de Sébastien Lecornu se doit d’agir à l’ombre d’un débat politique tourné vers l’élection suprême, s’est imposée comme un préalable à la survie du premier ministre. Cette logique l’a ainsi conduit à exiger de ses ministres, issus pour la plupart de Renaissance, du MoDem, d’Horizons ou du parti Les Républicains (LR) – ces derniers ont été suspendus par leur mouvement –, mais aussi de la société civile, de ne pas participer aux soirées électorales lors des élections municipales. Cet acte d’autorité d’un premier ministre sur les membres de son équipe est inédit, et c’est un pis-aller pour Sébastien Lecornu, dont la crédibilité de son gouvernement et la capacité à dialoguer avec ses opposants sont adossées à une apparence de neutralité et à une discrétion calculée. Il vous reste 82.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.