Publié le 31/05/2026 21:28
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Des scènes de violence ont eu lieu dans la soirée du samedi 30 mai, avant, pendant et après le match qui opposait le PSG à Arsenal. Les critiques sont nombreuses à l’encontre du dispositif du ministre de l'Intérieur, qui était composé de 8 000 Policiers et gendarmes rien qu'à Paris.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Avant même la fin du match, samedi 30 mai, la situation se tend à Paris. Sur les Champs-Élysées, des dizaines de jeunes s'en prennent à un abribus. Face à eux, des policiers tentent de les disperser. Porte de Saint-Cloud, à deux pas du Parc des Princes, les forces de l'ordre sont visées par des tirs de mortiers d'artifice. Elles ripostent avec des gaz lacrymogènes, les premières interpellations ont lieu. Des véhicules et des vélos sont incendiés, le boulevard périphérique pris d'assaut. Un peu plus loin, malgré l'interdiction, un motard et son passager s'engouffrent sur une bretelle de sortie. Ils percutent de plein fouet le bloc de béton qui coupe la circulation. Le chauffeur, âgé de 24 ans, meurt sur le coup. Un autre homme est retrouvé mort dans la Seine. Dans la soirée de dimanche, un jeune de 17 ans, poignardé, est toujours dans le coma. Sur tout le territoire, 57 policiers et gendarmes ont été blessés, pour la plupart, touchés par des tirs de mortiers d'artifice, comme près des Champs-Élysées, où un homme a tiré en rafale. "Beaucoup de tirs de mortiers, dont on constate une augmentation assez significative. Je la ferai évidemment chiffrer, mais manifestement il y a eu un usage accru de tirs de mortiers contre les forces de sécurité intérieures lors des interventions", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Des saccages et des pillages ont eu lieu à Paris, mais aussi dans de nombreuses villes de province. Ces débordements auraient-ils pu être évités ? 8 000 policiers et gendarmes étaient pourtant déployés dans la capitale, avec des fouilles systématiques autour des lieux sensibles. Dans la soirée de dimanche, de nombreux politiques ont critiqué la gestion d'après-match. Les syndicats de police, eux, demandent une justice plus ferme à l'égard des casseurs. "Ce n'est pas des personnes qui étaient venues par rapport à une victoire ou une défaite du PSG, c'est des personnes qui étaient venues s'en prendre aux forces de l'ordre. Quand on sait qu'on peut commettre tous les actes que l'on veut et qu'on ne va pas en prison, derrière, c'est grandissant, le phénomène explose", recadre Jérôme Jimenez, du syndicat Alliance Police 75. Au total, 780 personnes ont été interpellées sur tout le territoire, 306 à Paris sont toujours en garde à vue. Les violences autour des matchs de foot sont-elles devenues un phénomène presque culturel en France ? Paradoxalement, dimanche soir au Royaume-Uni après le match, aucun débordement n'a été signalé.












