Le chef indigène miskito Brooklyn Rivera (à droite), lors d’une conférence de presse à Managua, le 16 mai 1988. LOU DEMATTEIS / REUTERS
Le chef indigène du peuple miskito, Broolyn Rivera, emprisonné depuis trois ans par le gouvernement nicaraguayen, est mort à 73 ans, à la suite d’une détérioration de son état de santé, a fait savoir, dimanche 31 mai, le ministère de la santé. Amnesty International le considérait comme un « prisonnier d’opinion », et les Etats-Unis réclamaient sa libération.
Ancien député, M. Rivera avait été arrêté en septembre 2023, après avoir dénoncé le sort des populations indigènes au cours d’une conférence internationale. Le 1er mai 2026, un groupe d’experts de l’ONU avait réclamé aux autorités des « preuves de vie » du détenu.
« Nous avons le regret de confirmer qu’il a malheureusement quitté ce monde », ont déclaré les autorités sanitaires nicaraguayennes, dans un communiqué publié dimanche dans des médias progouvernementaux.
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