Publié le 31 mai 2026 à 17:02. / Modifié le 31 mai 2026 à 17:04.
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On a presque entendu le soupir général de soulagement. De la Belgique au Québec en passant par la Suisse et la France, Patrick Bruel a annulé tous ses concerts jusqu’en septembre. Cette décision ne préjuge en rien de l’issue judiciaire des 12 plaintes (à ce jour) déposées contre lui dans plusieurs pays. Le malaise était néanmoins devenu assourdissant.Les responsabilités seront établies, la présomption d’innocence devra être respectée et le temps de la justice, on le sait, est long. D’ici à ce que celle-ci soit rendue, des fans défendront leur idole tandis que d’un plateau à l’autre, on s’écharpera sur la distinction entre «l’homme et l’artiste». Mais au-delà du cas individuel de Patrick Bruel, c’est la portée collective de cette nouvelle affaire qui mérite d’être interrogée.
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D’abord, on l’entend, on le voit: #MeToo est passé par là. Si, en matière de droits des femmes, l’actualité internationale nous prouve tous les jours que «rien n’est jamais acquis», comme l’écrivait si justement Simone de Beauvoir, le changement de paradigme n’en est pas moins réel. Non seulement les femmes parlent (comme elles l’ont souvent fait) mais désormais on les écoute (surtout si elles sont célèbres et puissantes). Elles sont encouragées à se tourner vers la justice, et quand elles sautent le pas, non sans risque, elles affirment le faire pour éviter à d’autres leur triste sort. Sororité, j’écris ton nom.















