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ReportageLa Finlande, l’un des derniers pays à avoir rejoint l’OTAN après l’offensive russe à grande échelle contre l’Ukraine, partage 1 300 kilomètres de frontières avec la Russie et a subi plusieurs intrusions de drones depuis mars. Du 11 au 30 mai, plusieurs milliers de soldats européens et américains y ont mené d’intenses exercices.

Terrain « dense », « exigeant », disent certains. « Environnement extrêmement restrictif favorable à la défense », préfère un officier américain. S’il est un adversaire pour un soldat au sol, dans les forêts de sapins et de bouleaux finlandaises qui bordent sans discontinuer les 1 300 kilomètres de frontière avec la Russie, c’est bien l’immensité des tourbières boueuses. Mille soldats français, britanniques, italiens, polonais et hongrois, aux côtés de quelque 4 000 Finlandais, ont pu en faire l’expérience, du 11 au 30 mai, dans le cadre d’une séquence d’un des grands exercices annuels de l’armée américaine en Europe : « Northern Star ».

Dans cette zone située à 70 kilomètres de la Russie, la carte parle d’elle-même : le vert des forêts est cerné par le bleu des lacs et le cyan des marécages. Seuls les Polonais se targuent d’être à l’aise dans ce paysage : « Cela ressemble au corridor de Suwalki », balaye le colonel Piotr Bieniek, commandant de la 6e brigade aéroportée, en référence à l’étroite bande de terre qui sépare la Biélorussie de l’enclave russe de Kaliningrad.