Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Essais période contemporaine Essais période contemporaine Essais période contemporaine L’essayiste dresse une « histoire littéraire du gauchisme » à travers l’étude des virtualités performatives du langage révolutionnaire inventé en 1968. Article réservé aux abonnés « Les Feuilles de l’après-mai. Une histoire littéraire du gauchisme », de Jean-François Hamel, Amsterdam, 272 p., 21 €. A la fin du mois de mai 1968 parut le premier numéro de L’Enragé. L’« Interdit d’afficher » de la loi du 29 juillet 1881, omniprésent sur les murs de Paris, s’y voyait corrigé en un « Permis d’afficher », et le périodique présenté comme une arme révolutionnaire : « Ce journal est un pavé. Il peut servir de mèche pour cocktail molotov. Il peut servir de cache-matraque. (…) Nous sommes solidaires, et nous le resterons, de tous les enragés du monde. » Quelle meilleure métaphore de la dimension performative du langage, lorsque dire, c’est agir – telle la prononciation du verdict par un juge ? Auteur d’un essai intitulé Nous sommes tous la pègre (Minuit, 2018) sur les comités de Mai 68 où étudiants et écrivains produisaient tracts, bulletins ou affiches en commun, Jean-François Hamel prolonge son enquête sur un moment de l’histoire nationale au cours duquel les mots et les imprimés ont pleinement déployé ces virtualités performatives – du moins l’a-t-on cru. Il vous reste 69.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Les Feuilles de l’après-mai », de Jean-François Hamel : une passionnante plongée dans la presse militante issue de Mai 68
L’essayiste dresse une « histoire littéraire du gauchisme » à travers l’étude des virtualités performatives du langage révolutionnaire inventé en 1968.






