Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Darons d'ailleurs Darons d'ailleurs Darons d'ailleurs « Darons d’ailleurs ». Deux fois par mois, un de nos journalistes à l’étranger explore la parentalité hors de nos frontières. Outre-Rhin, les parents ont leur mot à dire sur nombre de décisions à prendre au sein des établissements, du contenu du goûter aux modalités d’évaluation des élèves. Article réservé aux abonnés La première fois que Cécile Gouzou, Française installée à Berlin, a participé à une élection de délégués de parents à l’école de ses enfants, elle s’est demandé si l’organisation n’était pas légèrement disproportionnée par rapport à l’enjeu. « Il a d’abord fallu déterminer si le scrutin serait ouvert ou fermé. Ensuite, nous avons dû nommer un rédacteur pour le compte rendu, ainsi qu’un examinateur, exclu du vote, pour veiller au respect du quorum et au comptage des abstentions. Tout ça pour désigner deux délégués parmi une vingtaine de parents, alors qu’on était déjà content qu’il y ait un candidat ! », se souvient-elle. Plus tard, durant les réunions de parents qui se tiennent deux fois dans l’année, elle a constaté combien certains prenaient très au sérieux leur droit de participation aux décisions collectives de la classe et de l’éducation en général. « Dans notre école, les parents discutent et votent sur la façon dont leurs enfants seront évalués en début de primaire : s’il y aura un bulletin en fin de période, si l’enseignant donnera des appréciations ou plutôt des petits camemberts indiquant la progression, poursuit Cécile, qui se rappelle de discussions chargées en émotions sur certains sujets. Une année, il y a eu un grand débat sur ce qu’il convenait de mettre dans la boîte à goûter des enfants. Il y avait des opinions tranchées sur la question de savoir si une tartine de Nutella pouvait ou non être considérée comme une sucrerie. Certains parents trouvaient plus juste que tout le monde s’en tienne aux concombres coupés. » Il vous reste 75.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.