Publié le 30/05/2026 22:51

Mis à jour le 30/05/2026 22:54

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Viktor Wembayama, Paul Seixas, Léon Marchand, Violette Dorange... Autant de pépites françaises qui ont en commun leur précocité, leur éloquence et une grande maîtrise d’eux-mêmes, car souvent accompagnés depuis leurs premiers entraînements par une structure familiale et les meilleurs professionnels. Pour arriver si haut, rien ne peut être laissé au hasard.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Nul besoin d'être un vieux loup de mer pour marcher sur l'eau. Moïse Kwame, Léon Marchand, Violette Dorange, Paul Sexas ou encore Victor Wembanyama : des champions dont la valeur n'a pas attendu le nombre des années.Si les graines de champion ont germé, c'est avant tout grâce à un talent vite détecté, puis un travail acharné, doublé d'un mental d'acier. "Ce qui est le plus marquant, c'est le courage et la justesse, et j'ai envie de dire l'expérience malgré tes 17 ans dont tu as fait preuve pour aller chercher ce match", lançait le consultant Julien Benneteau à Moïse Kwame, le 28 mai. "J'ai jamais cessé d'y croire. Et aujourd'hui, quand je me suis retrouvé à 5-3, break dans le cinquième, j'ai jamais cessé d'y croire", lui assure le jeune tennisman.C'est aussi l'entourage et le coach qui font la différence. Léon Marchand devra traverser l'océan, pas à la nage, pour trouver celui qui lui correspond aux États-Unis, Bob Bowman. Violette Dorange ou Paul Sexas peuvent aussi compter sur l'implication protectrice de leur famille. "Il a quand même encore besoin de nous. Dix-neuf ans, ce n'est pas très vieux, et on est toujours là au téléphone ou quand il vient pour lui donner des conseils, pour le rassurer", confiait Emmanuelle Seixas, la maman de Paul, en octobre 2025."Elle est solide, elle est très prudente. Je suis super fier d'elle aussi, quand même, parce qu'en arriver là, c'est merveilleux", glissait en 2024 Arnaud Dorange, le père de la navigatrice Violette Dorange. Ces jeunes champions sauraient-ils aussi mieux accepter et gérer leurs émotions, mettre la pression à distance ? "Il y a beaucoup d'attentes, de marketing qui se met autour d'eux. Finalement, ils ne se mettent pas une pression supplémentaire. Ils sont là simplement pour jouer, pour s'amuser, pour aller gagner. Ils disent ce qu'ils veulent faire. Le plus impressionnant, c'est qu'ils font ce qu'ils disent. C'est très rare et c'est la marque des grands champions", commente Alexandre Boyon, journaliste sportif chez France Télévisions.Certains ont toujours baigné dans une culture du sport et ont eu l'intelligence d'y puiser le meilleur, mais tous ont un petit truc en plus. "Ce qui est nouveau aujourd'hui, c'est qu'en fait, non seulement ces sportifs sont capables d'atteindre le très haut niveau, mais ils le font de plus en plus jeunes. Ils sont capables de se professionnaliser, d'avoir une terrible exigence dans les résultats, dans la haute performance, et ils ont une forme d'ambition décomplexée", analyse Virgile Caillet, économiste du sport.Des champions qui vivent avec leur temps et savent communiquer avec habileté. En vidéo, Paul Sexas faisait une annonce à sa grand-mère, et à travers elle à la France entière : sa participation au tour de France. Le pays a aussi indéniablement bénéficié d'un effet J.O. dans la fabrique de ses champions.