Publié le 30/05/2026 16:55
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L'ex-Premier ministre a énuméré ses quatre chantiers prioritaires à savoir l'éducation, les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle et a appelé à "submerger" ses "adversaires", La France insoumise et le Rassemblement national, qualifiés par le candidat de "marchands de haine" et "d'apôtres du déclin".
"Si j'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle, c'est pour l'espoir, c'est pour l'avenir, c'est pour l'optimisme ! Cette décision, c'est le fruit d'un long cheminement personnel (…) et politique", a déclaré Gabriel Attal, samedi 30 mai à Paris, à l'occasion de son premier meeting de campagne. L'ancien Premier ministre a réuni ses soutiens, scandant les "Attal président !" au Parc des Expositions, porte de Versailles, sur fond de compétition interne au bloc central avec Edouard Philippe et de doutes sur sa capacité à rassembler tout Renaissance derrière lui."Je laisse à d'autres le sang et les larmes, moi je vous promets l'action et l'espoir", a clamé celui qui assure avoir "mûri" en exerçant le pouvoir comme Premier ministre et ministre d'Emmanuel Macron et démontré ainsi qu'il était possible de "bouger les choses (...) sans mettre la France à feu et à sang".L'ex-Premier ministre a énuméré ses quatre chantiers prioritaires, à commencer par l'éducation, "mère de toutes les batailles","[s]on combat" et la "condition de la liberté". Il a promis, s'il était élu, de ramener la France en 10 ans aux premières places du classement international Pisa sur l'éducation.Les trois autres chantiers prioritaires du candidat, à savoir les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle, ont été successivement développés, tout au long de son discours. Gabriel Attal a dénoncé l'attitude du Rassemblement national sur l'intelligence artificielle : "S'ils prennent les clés de notre pays, la France ratera la révolution de l'intelligence artificielle comme elle a largement raté la révolution numérique dans les années 2000." Il prône "une IA de confiance" dont la France doit s'emparer."Nous allons nous élever ensemble, pour que chaque Français ait la certitude que la génération de ses enfants, de ses petits-enfants vivra mieux que la sienne", a encore promis Gabriel Attal, qui fait de l'éducation son cheval de bataille. Le secrétaire général du parti Renaissance a également promis de refaire de la France "la première puissance d'Europe en dix ans". "C'est notre rang, c'est notre place, c'est notre destin", a-t-il ajouté."Et c'est la force de ces deux engagements qui nous permettra de briser la tenaille entre les extrêmes, entre les déclinistes et les extrémistes", a assuré Gabriel Attal qui lance une série de grands meetings que vont donner plusieurs candidats de premier plan à la présidentielle d'ici à l'été.Il a également présenté La France insoumise et le Rassemblement national comme ses "adversaires" à la présidentielle, appelant les Français non pas à faire barrage contre eux, mais à "submerger" ceux qui sont à ses yeux des "marchands de haine" et "apôtres du déclin"."Nous allons gagner cette élection présidentielle", a encore assuré l'ancien Premier ministre, avant de conclure son propos. "Ensemble, nous allons offrir une meilleure vie aux prochaines générations ! (…) Rien ne résiste au peuple français !"













