La chanteuse de 31 ans a donné vendredi soir le coup d’envoi de sa série de trois concerts au Stade de France. L’occasion d’une grande fête mêlée de quelques mises au point. Par Odile de Plas, Jérémie Maire, Rachel Rousseau Publié le 30 mai 2026 à 08h45 Elle est arrivée en hélicoptère. Pas un, deux, qui survolaient le Stade de France (l’un dans une séquence pré-enregistrée, l’autre réellement dans les airs), en provenance d’Aulnay-sous-Bois, la ville qui l’a vue grandir. Aya Nakamura donnait vendredi 29 mai le premier de sa série de trois concerts dans l’enceinte qui consacre les stars de la pop. Elle l’est devenue presque instantanément, il y a bientôt dix ans, avec deux tubes, Djadja, puis Pookie, R & B musclé à l’électronique, dont la modernité, les audaces rythmiques et vocales ont redéfini les canons du genre en France. La date était importante. Pour elle, devenue depuis les JO de Paris 2024 un symbole de la France d’aujourd’hui, riche des talents de l’immigration. Pour son public, familial, peuplé de jeunes filles, d’enfants, de mères venues applaudir une de leurs consœurs, une amie, à la langue bien pendue, à l’assurance mêlée de simplicité. Le spectacle fut généreux, engagé, et authentique, à son image. À lire aussi : Aya Nakamura sort son nouvel album : “Si je dois me transformer en Rosa Parks, pas de problème” Trois heures de concerts au cours desquelles la chanteuse a fait le tour de sa dense carrière, et a réussi à créer des moments forts. Comme cette diffusion, à peine trente minutes après le début du spectacle, des multiples unes de la presse dénigrant ou saluant son talent, l’accusant parfois de tous les maux supposés du pays. L’insultant comme cette banderole d’un groupuscule identitaire dont les injures finissent brûlées sur l’écran géant et sous les huées, afin de laisser place à la fête. Décadente, symbole du laxisme culturel, Aya Nakamura ? Joyeuse, inventive, généreuse et fidèle à elle-même, diva et copine, accueillant son aînée et compatriote malienne Oumou Sangaré pour quelques chansons. Entraînant le Stade de France dans une fête collective. À lire aussi : Comment Aya Nakamura, la reine des punchlines, bouleverse la langue française Musique Aya Nakamura Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus
Aya Nakamura au Stade de France : trois heures de concert généreux et haut en symboles
La chanteuse de 31 ans a donné vendredi soir le coup d’envoi de sa série de trois concerts au Stade de France. L’occasion d’une grande fête mêlée de quelques mises au point.











