Publié le 29/05/2026 20:43

Mis à jour le 29/05/2026 20:43

Temps de lecture : 2min - vidéo : 2min

Avec les fortes chaleurs de ces derniers jours, de nombreuses femmes sont victimes de mots et de gestes déplacés. Comment agir ou réagir, et que risquent les auteurs de ces agressions ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Avec la canicule, beaucoup de femmes portent des tenues plus légères. Et cela n'est pas sans conséquences. Car bon nombre subissent des commentaires étouffants. Comme deux amies : "Je me suis embrouillée avec un mec hier, parce qu'il m'a traitée de pétasse, parce que je ne lui répondais pas", raconte l'une d'elles. "Là, par exemple, je suis en short. Depuis hier, il y avait plein d'hommes qui nous arrêtaient, juste parce que je suis en short. Quand on va voir les épaules, quand il y a un bout de peau qui dépasse", explique-t-elle. Son amie confirme elle aussi s'être fait insulter : "Des fois, on se fait insulter de putes, des choses comme ça." Des remarques pesantes, qu'elles sont nombreuses à dénoncer sur les réseaux sociaux : "Oui, Messieurs, le soleil tape fort, mais nos tenues ne sont toujours pas une invitation." ; "Si vous voyez une femme dans la rue en short court, en débardeur, sans soutien-gorge, ce n'est pas qu'elle vous fait un appel, ce n'est pas pour vous qu'elle se met comme ça. Non, non, c'est juste parce qu'elle a chaud", soulignent des créatrices de contenu. Deux Lyonnaises, quant à elles, déplorent de voir parfois renoncer à leur liberté de porter des vêtements légers. "Je me dis, je ne vais peut-être pas me mettre aussi court, parce que je vais me prendre une remarque ou un regard", confie l'une d'elles. "On peut modifier son parcours, parfois en fonction des fréquentations ou des endroits où on a eu des mauvaises sensations en passant", complète l'autre.En période de canicule, le phénomène explose : 30 % de plus sur une application qui recense des signalements. "Un homme à vélo vient de passer à côté de moi au passage piéton et a posé sa main sur ma cuisse. Je suis en jupe", écrit une femme. "Un gars m'a donné une fessée lorsque je descendais du tram", raconte une autre. Des gestes déplacés, des agressions sexuelles qui ne se limitent pas aux beaux jours. En temps normal, huit femmes sur dix disent être victimes de harcèlement de rue. Et pas toujours besoin de mots pour que ce soit un délit : "Le harcèlement dans l'espace public, ça va être tout ce qui est regards insistants, les sifflements, les compliments, le fait de suivre, le fait de menacer ou d'être intimidant, le fait de s'exhiber, le fait de toucher, le fait de frotter, par exemple", souligne Ynaée Benaben, cofondatrice et directrice générale de "En avant Toutes".Les associations féministes recommandent de filmer les agresseurs et de porter plainte. Le harcèlement de rue est puni d'une amende qui peut aller jusqu'à 1 500 euros.