Publié le 29/05/2026 17:21
Mis à jour le 29/05/2026 20:56
Temps de lecture : 2min - vidéo : 3min
À La Norville dans l'Essonne, de jeunes collégiens sont en lien avec l'astronaute Sophie Adenot, en direct depuis la station spatiale internationale où elle poursuit sa mission, entamée en février. Ils étudient ensemble les effets de la gravité et de la lumière sur les plantes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Toute l'année, les collégiens de la classe "espace" du collège Albert Camus à La Norville (Essonne) ont les yeux rivés vers la Station spatiale internationale. Et ce jour-là, une mission spéciale les attend, donnée par Sophie Adenot, astronaute de l'Agence spatiale européenne. Ils vont mener en parallèle la même expérience : faire germer des graines et observer l'effet de la lumière et de la pesanteur sur leur croissance. Première étape : installer la boîte pour les faire pousser. Mais sur Terre, il faut la construire. Sophie Adenot commence l'expérience de son côté et pour les élèves, une mission précision. "T'as un peu la pression, quand même. C'est pas rien", glisse Emma, élève de 3ème. "C'est impressionnant de se dire qu'elle est dans l'espace, elle nous parle et elle fait la même expérimentation que nous. C'est inspirant aussi", ajoute une camarade, Eline. Au sein de la classe "espace", que des élèves volontaires, de plusieurs niveaux. Tous ici sont passionnés, comme Esteban : "Je suis très contente parce que ça nous montre les sciences, ça nous permet de réfléchir comme des scientifiques et peut-être au final se dire que le travail d'astronaute est accessible à tout le monde." Deux pesanteurs différentes, mais une même rigueur scientifique. Vient le moment de déposer les graines dans des boîtes. Les élèves les observeront pendant dix jours. "On a envie d'aller au collège tous les jours, limite samedi et dimanche. Ce serait bien", lance Milan, également en 3ème. Voilà dix ans que Laure Harel, enseignante de mathématiques, a lancé la classe espace, un moyen d'attiser la curiosité des élèves pour les sciences. Ce jour-là, les voilà récompensés, car ils vont parler à Sophie Adenot en personne, en direct, par radio. Esteban se lance : "Y a-t-il quelque chose que vous appréciez particulièrement de faire dans l'espace et que vous ne pouvez pas faire sur Terre ?" Réponse, malicieuse, de l'intéressée : "Par exemple manger avec la cuillère à l'envers, ou alors faire le tour de la Terre en 90 minutes." Les filles de la classe ont une question : "Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes filles qui hésitent à faire des sciences ?" "Ne vous posez pas de questions, allez-y, foncez!", recommande l'astronaute. Une rencontre, et des vocations. "Ça donne envie de faire des sciences, c'est sûr, ça donne envie de travailler sur l'espace et tout", s'enthousiasme Julia, une élève de 5ème. "C'était vraiment merveilleux. Jusqu'à la fin, le sourire continuait à monter et les émotions aussi", abonde une camarade. Avec Sophie Adenot, 260 000 élèves ont cette semaine les yeux dans les étoiles.










