Publié le 29/05/2026 15:36
Mis à jour le 29/05/2026 15:36
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Face à ces fortes chaleurs, les villes sont contraintes de s'adapter, de créer des îlots de fraîcheur. Ce qui est particulièrement difficile pour les communes médiévales comme Albi, dans le Tarn. Depuis 10 ans, la ville trouve des solutions pour se prémunir de ces coups de chaud.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Albi la rouge, rouge comme ses briques, qui, par ces temps de canicule, augmente l'effet de la chaleur. "Avec ma fille, on a fait le tour de la place pour rester à l'ombre, parce qu’Albi fait partie de ces villes qui sont quand même intenables l'été", explique une mère de famille. Sa fille acquiesce : "C'est vrai qu'on sent que chaque année, c'est de plus en plus tôt, de plus en plus sec."Il a fait 35 degrés encore jeudi 28 mai, une température inédite au mois de mai, et si fréquente en plein été dans le Sud-Ouest. Des ombrières en tissu sont installées chaque année, comme dans une rue du centre historique, exposée au plein soleil. David Barbaste, bouquiniste, souffre malgré tout de la chaleur : "Elles apportent un petit peu de fraîcheur, mais on ne le sent pas trop quand même. Mais, honnêtement, il fait tellement chaud que la chaleur est partout. Elle rejette sur les briques, sur le sol, partout. C'est une rue où c'est fermé, et donc, on ne ressent pas grand-chose", déplore-t-il.Pour la fraîcheur, les rives du Tarn ont toujours été là. Mais avec 42 degrés, parfois en été, deux miroirs d'eau ont jailli. Des jardins ont aussi vu le jour, comme l'un d'eux réalisé il y a deux ans sur une ancienne friche. Un havre de fraîcheur pour une Albigeoise : "Il en faudrait plus, mais ça va dans le bon sens. S'il y a trop de chaleur, c'est à cause du béton. Un peu plus de verdure, il y aura un peu plus de fraîcheur", assure-t-elle. Deux autres jardins ont vu le jour. L'idée est de créer des îlots de fraîcheur à moins de 10 minutes à pied de chaque habitant.Voilà 10 ans que la ville a mis en place un plan pour lutter contre les très fortes chaleurs. À commencer par la rénovation des écoles, quatre millions ont été investis dans l'une d'elles. "On a remplacé la toiture, on a remplacé toutes les menuiseries et, en faisant ce qu'on appelle chez nous des brise-soleil orientables, puisqu'on s'aperçoit que le soleil baisse en fonction des saisons et on protège comme ça les fenêtres des rayonnements solaires directs", détaille Marie-Corinne Fortin, adjointe au maire d’Albi (Tarn).Pas de climatisation dans les salles de classe, mais de l'air frais grâce à la géothermie : 26 degrés, au lieu de 36 l'année dernière. Dehors, la cour a été végétalisée. Ce père est ravi : "Depuis que ça a été fait, c'est super génial. C'est mieux pour les enfants."Un plan prévoit de rénover la totalité des écoles de la ville pour mieux protéger les enfants de ces canicules à répétition.











