Publié le 29/05/2026 14:13
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Après une série de noyades en Gironde, les élus cherchent des solutions pour renforcer la sécurité des plages qui ne sont pas toutes surveillées en cette saison, malgré l'affluence. Commerçants et bénévoles s'organisent.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Sur les plages de Lacanau (Gironde), l'affluence est un record pour un mois de mai. Jusqu'à 10 000 personnes par jour sont présentes, soit autant qu'en plein mois d'août. Trois personnes sont mortes noyées en moins d'une semaine. Alors, les sauveteurs sont déployés un mois plus tôt qu'habituellement. Mais, sur la plage voisine du Porge, les postes de secours ne sont pas encore ouverts en semaine.Ce sont des bénévoles qui prennent le relais, comme Pierre Vienne, moniteur de surf. "Ça nous est arrivé de partir avec la planche de sauvetage toutes les 10-15 minutes pour aller chercher des groupes de quatre baigneurs, qui étaient en train de lever la main pour qu'on vienne les chercher parce qu'ils ne se sentaient pas bien", explique le directeur de l'école de surf "Skeepskool - Sauveteur bénévole".Même les commerçants sont attentifs. Depuis sa cabane de plage, Joëlle Lesueur, vendeuse, scrute le rivage et donne même parfois l'alerte. "L'autre jour, on a pu sauver quelqu'un grâce à un coup de corne. La personne que je connaissais sur la plage est allée chercher la personne en difficulté après mon alerte", raconte la vendeuse "Cabane de plage l'Océanide".La vigilance est bienvenue pour les promeneurs, qui en appellent malgré tout au bon sens. "C'est rassurant, mais il y a des gens qui sont irresponsables. Quand je vois des parents qui viennent se baigner et qui laissent les enfants tout seuls sur la plage, ça me désole", déplore un baigneur. "Il faudrait qu'il y ait toujours une présence, mais ce n'est pas toujours possible. Quand ce n'est pas vraiment la saison, en général, il n'y a personne", constate un promeneur.Pour éviter de nouvelles noyades, les élus de Lacanau ont organisé, vendredi 29 mai, une réunion d'urgence. Mais sécuriser les plages a un coût : 700 000 euros par an, rien que pour la commune de Lacanau.















