France PolitiqueRenaissanceLRPSEELVRNÉlectionsLFIPolitique. De gauche à droite en passant par les associations, l'exécutif est accusé de ne pas avoir correctement anticipé l'épisode de chaleur historique de cette fin mai.Publié le 29/05/2026 à 13:23Le Premier ministre Sébastien Lecornu à Paris, le 8 mai 2026.via REUTERSÇa chauffe. De toutes parts, le gouvernement est accusé de ne pas avoir correctement - voire pas du tout - anticipé l'épisode caniculaire de ce mois de mai. Certes, Sébastien Lecornu a bel et bien convoqué ses ministres à un "point sur la préparation des services de l’Etat aux épisodes de forte chaleur", ce jeudi 28 mai. Pendant une heure et demie, l'exécutif a réfléchi à un "plan d’endurance jusqu’en septembre" pour protéger les personnes les plus fragiles, les nappes phréatiques, les forêts, etc. Mais cette réunion est arrivée trop tard, ont tranché les forces d'opposition et les associations environnementales, alors que la vigilance orange canicule s’est étendue le même jour à Paris et à sa petite couronne, portant à 17 le nombre de départements concernés."Une erreur qui coûte des vies"Le timing a fait bondir Marine Tondelier. La veille de la réunion, la secrétaire nationale des Ecologistes s'est dite sur franceinfo "effarée par le degré d’impréparation du gouvernement". Et d'accuser : "Au bout de plusieurs jours de canicule, ils font un point pour se préparer aux prochaines. Mais on n’a toujours pas compris ce qu’ils faisaient pour la vague de chaleur là maintenant, c’est assez coupable".Même son de cloche du côté de l'ONG Oxfam France, dont la directrice, Cécile Duflot, estime que "le gouvernement n'est pas prêt mais parce qu'il n'a pas voulu l'être". "Aujourd'hui, chaque jour passé à tergiverser et à ne pas lancer ce grand plan, c'est une erreur, et c'est une erreur qui coûte des vies", a-t-elle ainsi alerté au micro de franceinfo. Depuis le début de cet épisode de chaleur historique, le gouvernement a recensé au moins sept décès.L'extrême droite non plus n'a pas manqué cette occasion de fustiger le gouvernement. Sur X, Marine Le Pen, qui estime que "le droit à la fraîcheur n’est pas un luxe", réclame, comme les années précédentes, un "grand plan climatisation" dans "les bâtiments publics, écoles, hôpitaux, maisons de retraite et dans les transports." En début de semaine, dans les Landes, l'école de Soustons, où la température est grimpée à 53 °C, a dû fermer ses portes pour deux après-midi suite au malaise d'un élève. "On est contents de savoir que le RN soutient notre plan d’électrification", a rétorqué, ironique, un conseiller du gouvernement auprès de RMC.Alors que les périodes caniculaires vont être de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses en raison du changement climatique, il est temps d’enclencher un grand plan de climatisation, comme je le réclame maintenant depuis plusieurs années, notamment dans les bâtiments… https://t.co/PhBHiavelA— Marine Le Pen (@MLP_officiel) May 26, 2026
Canicule : sous le feu des critiques, le gouvernement se défend d’avoir mal anticipé
De gauche à droite en passant par les associations, l'exécutif est accusé de ne pas avoir correctement anticipé l'épisode de chaleur historique de cette fin mai.











