Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Climat Climat Climat Selon l’ONG Transparency International France, qui a pu consulter des échanges entre le groupe pétrolier et Matignon dans le cadre d’une demande d’accès à des documents administratifs, TotalEnergies n’aurait pas été sincère sur ses objectifs climatiques. Article réservé aux abonnés TotalEnergies communique-t-elle de manière mensongère sur le climat ? Ces derniers jours, plusieurs ONG ont saisi deux autorités publiques indépendantes pour contester des communications du groupe pétrogazier, qui tient son assemblée générale vendredi 29 mai. L’ONG Transparency International France a adressé un signalement, le 7 mai, à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), tandis que les Amis de la Terre France, ClientEarth et Notre Affaire à Tous ont saisi l’Autorité des marchés financiers, le 27 mai, pour des soupçons de « greenwashing climatique ». Dans un courrier adressé au président de la HATVP, que Le Monde a consulté, Transparency International France signale une « potentielle violation de l’obligation déontologique de sincérité » qui incombe à TotalEnergies dans le cadre de ses activités de lobbying – au titre de la loi Sapin II de 2016. L’association anticorruption s’appuie sur des mails obtenus via une demande d’accès aux documents administratifs adressée aux services du premier ministre. Au cœur du signalement figure un courrier envoyé le 21 mai 2024 par Jean-Claude Mallet, alors directeur des affaires publiques de TotalEnergies, au conseiller énergie de Matignon et de l’Elysée de l’époque. Les documents joints à ce message détaillent un argumentaire pour prouver que la major est très investie dans le développement des énergies renouvelables. Le groupe y affirme avoir « l’ambition d’être un acteur majeur de la transition énergétique » et d’« atteindre le net zéro en 2050 ». Il vous reste 73.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.