Les critiques finales de l’atelier du Prof. Emmanuel Rey ont eu lieu fin mai à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Ce fut l’occasion de découvrir le travail intense, original et fructueux de plus d’une trentaine d’étudiantes et étudiants ayant travaillé sur la conception d’un nouveau quartier sur le coteau de la ville de Saint-Gall. Les experts invités à cette occasion étaient Sibylle Kössler, architecte à Lausanne, et Didier Collin, architecte à Genève.A l’heure de l’urgence climatique et de la contraction des ressources disponibles, le projet architectural est amené à jouer un rôle central dans la recherche d’alternatives à l’étalement urbain, permettant de régénérer et densifier habilement le bâti à proximité des transports publics et, plus largement, d’inscrire l’art de bâtir dans une dynamique de transition vers une société décarbonée.Dans le contexte helvétique, il s’avère qu’une grande partie des secteurs urbanisés sont en pente, ce qui génère de multiples défis tant pour le bâti que la mobilité. L’implantation d’édifices et la création d’espaces publics se confrontent à d’incontournables questions sur le rapport au sol et la minimisation des mouvements de terrain. Au niveau de la mobilité, il s’agit de redécouvrir et revaloriser des techniques de transports électriques, spécifiquement adaptées à la pente, développées avant l’hégémonie de la voiture.Localisé dans la partie Est de la ville de Saint-Gall sur la colline Freudenberg, le site retenu pour l’atelier 2025-2026 est desservi en son cœur par une station intermédiaire du chemin de fer Appenzell-Saint-Gall-Trogen. Actuellement occupé par un large réservoir d’eau dans sa partie haute et des ensembles résidentiels sans interaction avec l’espace public en contrebas, le site se caractérise tant par un morcellement de sa morphologie bâtie que par la qualité de ses dégagements visuels, ce qui encourage des réflexions architecturales quant à ses possibles futurs.S’inscrivant dans une perspective de transition, l’atelier RELIEFS URBAINS vise à explorer par le projet architectural les multiples enjeux et potentialités de mutation d’un tel site. Une attention accrue est portée à la question de l’habitat intermédiaire, ainsi qu’à l’intégration des aspects paysagers et le maillage des espaces publics en regard des caractéristiques singulières du site.Les critiques finales et l'exposition des projets d'étudiantes et étudiants au sein de l'atelier font partie intégrante de la démarche regroupant le travail de tous les ateliers d'architecture dans un "End of Year Show", qui s’est tenu lle 26 mai 2026 sur le campus de l'EPFL.