L’avocat Ben Crump, très engagé dans les affaires de violences policières et de discrimination contre des personnes noires, à New York, le 21 février 2025. CHARLY TRIBALLEAU/AFP

Les familles de deux bébés afro-américains morts en 1967 après avoir reçu un vaccin expérimental contre le virus respiratoire syncytial (VRS), à l’origine de la grande majorité des bronchiolites, poursuivent en dommages et intérêts le gouvernement américain, ont annoncé, jeudi 28 mai, leurs avocats.

Les familles de Ross Otto Hambrick et Victor Marcellus King, deux nourrissons décédés en janvier 1967 à Washington, portent plainte contre le gouvernement américain, selon un communiqué diffusé, jeudi 28 mai, par l’un de leurs avocats, Ben Crump, très engagé dans les affaires de violences policières et de discrimination contre des personnes noires.

Elles n’ont appris qu’après la mort de leurs enfants qu’ils « faisaient secrètement partie des sujets d’une expérimentation de vaccin contre le VRS en 1965-1966, à leur insu et sans leur consentement », selon le communiqué du cabinet de Ben Crump.

Alors âgés respectivement de 2 mois et 4 mois, les deux enfants se sont vus administrer, à l’hiver 1965-1966, une première dose de « Lot 100 », une version ultra-concentrée et, par conséquent, plus dangereuse, d’un premier vaccin expérimental n’ayant pas donné de résultats contre le VRS sans que leurs parents aient été avisés des risques encourus, selon la plainte.