Publié le 28/05/2026 23:42
Mis à jour le 28/05/2026 23:47
Temps de lecture : 3min - vidéo : 21min
L'élu Rassemblement national de l'Yonne, et porte-parole du parti d'extrême droite, fustige les "lubies qui ont été injectées dans le débat public" sur la climatisation et sa contribution au réchauffement climatique. "Ce sont des conneries monumentales", estime-t-il sur le plateau de "Tout est politique", pointant du doigt les idées des écologistes et des " groupes d'extrême-gauche".
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Sonia Chironi : Julien Odoul, où en êtes-vous sur ce sujet ? Est-ce que vous pensez toujours que le Giec exagère ?Julien Odoul : Il y a plusieurs choses. Déjà, que ce soient les experts, que ce soient les agences, des groupes constitués : il faut les écouter, et nous les écoutons. Il faut regarder leurs prévisions, et c'est normal, d'ailleurs, par nature qu'ils soient alarmistes. C'est leur travail d'être alarmistes, et heureusement qu'ils nous alertent sur un certain nombre de phénomènes. Est-ce que c'est eux qui doivent prendre les décisions ? Évidemment, non. Ces décisions doivent être décidées par les représentants du peuple, par les gouvernements souverains, qui doivent prendre ces décisions à l'aune de ces expertises, à l'aune de ces statistiques, de ces études, bien évidemment. Mais encore une fois, il y a deux choses. On parlait des agences, puisque certains nous disent : "Vous êtes anti-écolo parce que vous voulez supprimer l'Ademe". L'Ademe nous a fait une opération "plante ton slip". Il fallait planter son slip dans le jardin pour regarder la qualité des sols. Est-ce que c'est vraiment utile de financer avec l'argent public des dispositifs de ce type, qui sont assez ridicules, et qui n'arrangent en rien la situation du climat ? Le problème, c'est qu'il y a énormément d'idéologie dans tout cela, et, vous avez oublié une mesure principale notamment qui permettra de lutter contre le réchauffement climatique : c'est le localisme. Le localisme, qui est porté par le Rassemblement national. On le sait depuis de nombreuses années, grâce à de nombreuses études, qu'un seul supertanker qui traverse l'Atlantique pollue autant qu’un million de véhicules. Donc, plutôt que de s'en prendre à Madame Michu qui utilise son véhicule diesel, à qui on veut interdire les grandes villes avec ces "zones à forte exclusion", ZFE, nous, nous pensons qu'il vaut mieux relocaliser pour polluer moins.Nathalie Saint-Cricq : Oui, mais l'un n'empêche pas l'autre. Madame Michu peut en subir, si elle a un père ou une mère qui est âgé, les conséquences. Ce qu'on voulait vous dire, c'est que ce n'est pas parce qu'il y a toujours des actions ridicules sur un certain nombre d'agences qu'on peut les limiter à ce genre de choses. Et d'autre part, pour avoir suivi pendant très longtemps le Rassemblement national, le Front national, quand on vous parlait d'écologie, on avait le localisme systématiquement. Monsieur Juvin, qui était député européen, en avait fait sa spécialité, il avait notamment écrit un livre là-dessus, et on avait l'impression que l'environnement au RN se limitait à considérer qu'il fallait produire. Sur les cantines, sur les restaurants, en gros, essayer de manger ce qui n'est pas loin et de planter ce qu'on va bientôt manger. Vous avez sous-estimé, comme Claude Allègre, comme plein de gens, la vision beaucoup plus globale des choses qui concernent tout le monde, les grands groupes comme Madame Michu.Regardons concrètement ce que proposent les écologistes aujourd'hui, qui sont aujourd'hui des groupes d'extrême gauche. Ils font la pluie et le beau temps. Si on a pris un retard phénoménal, délirant, en termes de développement de la climatisation, c'est à cause d'eux notamment, à cause de ces idées, ces lubies, qui ont été injectées dans le débat public, comme quoi les climatiseurs réchauffaient la planète. Ce sont des conneries monumentales. On est d'accord, c'est faux. On a pris des années de retard, puisqu'il y a eu des gens qui nous ont dit qu'il fallait faire comme ça. Pourquoi, à un moment donné, on a voulu, en tout cas le gouvernement Macron, sacrifier le nucléaire ? Aussi parce qu'il y a eu cette tendance, cette idéologie, les Verts allemands, les Verts français, qui ont voulu se passer du nucléaire, qui était une folie écologique pour le coup. C'est l'énergie la plus décarbonée, c'est l'énergie la moins sale et c'est l'énergie surtout qui est la moins chère.Pourquoi est-ce que vous êtes contre les énergies renouvelables, par exemple ?Ah, pas du tout ! On est contre les énergies intermittentes, pas contre les énergies renouvelables. Il y a un mensonge qui est fait en disant que les dispositifs de type éolien ou solaire sont renouvelables. C'est faux. Ils sont arrimés à des moteurs thermiques. Les éoliennes, il faut le redire, fonctionnent 25% du temps. Les 75% du temps restant, c'est du gaz ou du charbon ou du pétrole. Donc, à un moment donné, il faut dire que cette énergie est polluante. Et d'ailleurs, prenons l'exemple allemand aussi. Les Allemands, qui ont abandonné le nucléaire, ont réouvert des centrales à charbon pour alimenter et pour faire fonctionner et tourner leurs éoliennes.Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité.













