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La plainte déposée par l’insoumise Rima Hassan ce jeudi 28 mai vise les conditions dans lesquelles les enquêteurs ont exploité ses données de géolocalisation du téléphone portable. Son avocat, Me Vincent Brengarth, estime que les investigations menées constituent une atteinte "grave, disproportionnée et injustifiée" à sa vie privée.

L’affaire trouve son origine dans une enquête ouverte en mars pour apologie publique d’un acte de terrorisme visant l’eurodéputée, engagée après une publication sur X. Dans cette publication, la députée européenne rendait hommage et citait une phrase de Kozo Okamoto, membre de la faction armée rouge japonaise et auteur de l'attentat à la grenade contre l'aéroport de Tel Aviv en 1972, un massacre qui avait provoqué la mort de 26 civils et fait une centaine de blessés. Militante de la cause palestinienne, l'élue insoumise doit être jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel de Paris.

Dans une plainte contre X consultée par l’AFP, Me Vincent Brengarth conteste les méthodes employées dans le cadre de cette procédure de flagrance. La saisine de la police judiciaire autorisait notamment les enquêteurs à "identifier et localiser" l’élue ainsi qu’à effectuer "toutes les recherches utiles sur son environnement aux fins de l’interpeller".