Publié le 27/05/2026 21:37

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En Corse, un premier feu a été maîtrisé par les pompiers. Les soldats du feu sont déjà aux aguets pour lutter contre le moindre incendie, alors que l'été n'a même pas encore commencé.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.L'été n'a pas encore démarré et déjà un premier feu dans le sud de la Corse. Trente pompiers mobilisés pour le maîtriser au plus vite, alors que les fortes chaleurs aggravent le risque d'incendie. Des soldats du feu, déjà sur le qui-vive, comme dans le Var. Exercice grandeur nature pour les nouvelles recrues. Leur mission, apprendre à combattre un feu naissant en terrain escarpé. C'est la première fois que Sacha Le Fançois, jeune sapeur-pompier, utilise une lance à eau. "Dans notre région, on est vraiment soumis aux feux de forêt, donc c'est essentiel qu'on soit efficaces sur le terrain", souligne-t-elle.Loin du climat méditerranéen, plus au nord, dans le Loiret aussi on se prépare, avec le déploiement d'un avion bombardier d'eau. Dans cette région, les incendies sont moins fréquents que dans le sud de la France, mais les pompiers redoutent un été caniculaire. "La Sologne est classée aujourd'hui massif à risque. Il est important de nous préparer aux événements. On le voit encore depuis quelques jours. De plus en plus la chaleur s'intensifie", indique le lieutenant-colonel Bruno Terré, référent départemental feux de forêt SDIS 45.Des feux de plus en plus précoces qui touchent désormais tout le territoire. Pour y faire face, la France dispose de 12 Canadair et 8 autres avions bombardiers d'eau, les Dash, mais aussi de 40 hélicoptères répartis dans 23 villes. Au sol, de nouveaux équipements seront également déployés cet été. "1 000 camions-citernes feux de forêt supplémentaires, c'est quand même conséquent. Ça représente 150 millions d'euros, qui vont pouvoir être répartis partout en France pour pouvoir se déplacer sur les endroits où il y en a le plus besoin", explique Jérémy Lavergne, porte-parole de la sécurité civile.Des renforts qui pourront être déployés même très au nord comme ici en Moselle. Mais au-delà des moyens supplémentaires, dans l'est de la France, on apprend également à coopérer avec des pompiers étrangers, notamment allemands et luxembourgeois. "Le Grand Est de la France a atteint un niveau d'opérationnalité qui est très comparable à ce qu'on peut retrouver dans le Sud en termes d'équipement, de formation, d'articulation opérationnelle", affirme Fabien Didier, directeur départemental du Service départemental d'incendie et de secours de la Moselle. L'an dernier, près de 15 000 départs de feu ont été recensés en France.