Le premier ministre indien, Narendra Modi, félicite Suvendu Adhikari, ministre en chef du Bengale-Occidental et membre du Bharatiya Janata Party, le 9 mai 2026. SAHIBA CHAWDHARY / REUTERS

Depuis l’arrivée du parti nationaliste hindou au pouvoir dans l’Etat du Bengale-Occidental, le climat s’est tendu pour les migrants bangladais sans papiers et les réfugiés rohingyas. Mercredi 27 mai, la police indienne a annoncé que des centaines de personnes avaient fui l’Inde vers le Bangladesh voisin, redoutant la création annoncée de centres de détention pour les ressortissants illégaux.

Le Bharatiya Janata Party (BJP) du premier ministre, Narendra Modi, a en effet remporté au début de mai les élections au Bengale-Occidental en défendant une ligne dure visant à « détecter, interpeller et expulser » les migrants en situation irrégulière. La droite indienne soutient de longue date que l’immigration clandestine représente une menace pour la sécurité nationale et modifie la démographie dans les Etats frontaliers du pays.

De hauts responsables du BJP n’ont pas hésité à qualifier les migrants bangladais de « termites » ou d’« infiltrés », avant que le gouvernement du Bengale-Occidental n’ordonne le 23 mai l’ouverture de « centres de rétention » pour les ressortissants « étrangers arrêtés ». Cette décision a suscité des inquiétudes parmi les quelque 35 millions de musulmans du Bengale-Occidental, dont beaucoup partagent des liens linguistiques et culturels avec le Bangladesh voisin.