Un membre de la Croix-Rouge ougandaise est désinfecté lors de l’évacuation du corps d’une victime présumée d’Ebola à Kampala (Ouganda), le 26 mai 2026. BADRU KATUMBA/AFP

L’Ouganda a temporairement fermé, mercredi 27 mai, ses frontières avec la République démocratique du Congo, « face à l’intensification de l’ampleur » de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola chez son voisin. Une cellule de crise locale sur Ebola, dirigée par la vice-présidente Jessica Alupo, a pris cette décision après l’augmentation du nombre de professionnels de santé ougandais exposés au virus par des patients congolais. Ces derniers avaient traversé la frontière avant que l’épidémie ne soit déclarée le 15 mai.

« Les seules exceptions concernent les équipes autorisées de réponse à Ebola, les opérations humanitaires, les transports de nourriture et de fret (…) sous strictes conditions », notamment d’examen médical, a déclaré à la presse la docteure Diana Atwine, secrétaire permanente du ministère. La frontière entre l’Ouganda et le Congo s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres et est traversée par de nombreux sentiers pédestres en dehors des postes-frontières officiels. « Toute personne de retour en Ouganda en provenance de RDC devra s’isoler de façon obligatoire pendant vingt et un jours, sous la supervision » d’équipes médicales, a-t-elle ajouté. « Tous les médias » doivent désormais consacrer trente minutes chaque jour de leurs programmes en prime time à la sensibilisation et à la prévention d’Ebola, a-t-elle ajouté.