Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Tunisie Tunisie Tunisie Dans une rare déclaration aux contours flous, publiée le 21 mai, le ministère a fait savoir son refus de s’impliquer dans des « polémiques et des surenchères visant à remettre en cause sa neutralité et son indépendance ». Article réservé aux abonnés Ce ne sont que quelques phrases, énoncées jeudi 21 mai, qui continuent de susciter les interrogations de l’opinion publique tunisienne, car elles émanent d’une institution clé du pays qui ne s’exprime que très rarement. Le ministère de la défense nationale a rompu le silence qui dicte habituellement sa ligne de conduite en publiant un bref communiqué. Le texte met en garde contre « les tentatives répétées d’entraîner l’institution militaire et ses cadres dans des polémiques et des surenchères visant à remettre en cause sa neutralité et son indépendance », alors que l’institution se veut « au service de l’intérêt supérieur de la nation ». Aucun acteur n’est désigné, aucun fait précis n’est cité, aucune des « tentatives » évoquées n’est contextualisée. Cette prise de parole aux contours flous a ouvert la voie aux interprétations les plus diverses. Elle intervient dans un contexte politique dégradé, marqué à la fois par l’intensification de la répression contre les voix dissidentes et par une crise économique qui continue de s’aggraver. La veille, le président tunisien, Kaïs Saïed, avait une nouvelle fois exprimé son impatience face à l’incapacité des pouvoirs publics à endiguer cette crise. « On a multiplié les avertissements et les mises en garde, mais la coupe est pleine », avait-il lancé, lors d’un déplacement à la Kasbah, le siège du gouvernement, à Tunis. La formule présidentielle a enflammé les réseaux sociaux, mais les critiques se sont, fait rare, retournées contre le chef de l’Etat lui-même et son incapacité à apporter des réponses à la crise. Des rumeurs évoquent par ailleurs des dissensions au sommet de l’Etat. Il vous reste 67.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.