La France fait désormais partie de la dizaine de pays européens dont le niveau de tabagisme quotidien est inférieur à 5 %, a souligné l’OFDT dans son rapport annuel. THOMAS SAMSON / AFP
Le tabagisme en France atteint « des niveaux toujours plus bas ». C’est ce qu’a rapporté l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), dans son rapport annuel paru mercredi 27 mai. La baisse des ventes légales de tabac s’est poursuivie en 2025, avec une diminution de 8,2 % des volumes vendus dans le réseau des buralistes, par rapport à 2024 − soit 30,165 tonnes vendues en métropole en 2025, contre 32,846 tonnes l’année précédente.
Malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025, un niveau quasi-stable depuis 2017, avec une croissance moyenne de 0,2 % par an. Si les ventes de cigarettes et de tabac à rouler baissent en 2025 par rapport à l’an dernier (respectivement − 8,7 % et − 9,6 %), celles du tabac pour le narguilé, du tabac à pipe, des blunts ou du tabac à fumer grimpe de 5,8 %.
Le constat dressé par l’OFDT sur le tabagisme est toutefois net : les Français fument moins. Moins d’un adulte de 18 à 75 ans sur cinq disait fumer quotidiennement en 2024, soit « la prévalence la plus faible jamais enregistrée depuis 2000 », souligne l’observatoire dans son bilan, précisant que cette tendance s’observe aussi chez les plus jeunes. Alors qu’en 2010 30,8 % des lycéens fumaient tous les jours, la proportion a chuté à 5,6 % en 2024. En revanche, l’usage quotidien de la cigarette électronique parmi les lycéens poursuit sa progression à la hausse.














