Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Mayotte Mayotte Mayotte Déjà privés d’eau un jour sur deux, les habitants de l’île s’apprêtent à connaître de nouvelles restrictions en juillet. En cause, le manque de pluie et un réseau défaillant. Si l’Etat a consacré 730 millions à l’eau et à l’assainissement dans la loi de refondation, la sortie de crise n’est pas attendue avant la fin 2027. Article réservé aux abonnés Déjà privés d’eau un jour et demi sur trois, les habitants de Mayotte se préparent à de nouvelles restrictions. Les coupures au robinet risquent de s’étaler sur presque deux jours sur trois. Des mesures de renforcement des « tours d’eau » selon les quartiers seront fixées en juin pour entrer vigueur « au plus tôt » en juillet, selon la préfecture. Jamais disparu en raison des rationnements continus, le spectre d’une grave crise de l’eau comme celle de 2023 ressurgit. La raison reste le manque de pluie, l’incapacité des équipements à produire assez d’eau potable dans un territoire où les besoins augmentent, ainsi que le défaut d’entretien du réseau. La saison des pluies – de novembre à avril – laisse un déficit global de 10 % après une année précédente déjà déficitaire. « Cette situation n’a pas permis une recharge complète des ressources », conclut le comité de suivi de la ressource en eau (CSRE), réuni le 6 mai, sous la présidence du préfet de Mayotte et du syndicat des eaux de Mayotte (LEMA). Dans le nord de l’île, la retenue collinaire de Dzoumogné, l’une des deux de l’île qui alimentent les usines de potabilisation, n’est remplie qu’à 70 % de sa capacité. Il vous reste 81.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.