Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Médias Médias Médias Le média helvétique compte profiter de la campagne présidentielle de 2027 pour gonfler son portefeuille d’abonnés numériques hexagonaux en proposant une hiérarchie de contenus spécifique à la France. Article réservé aux abonnés « Les Suisses admirent la France. Mais ils se disent que leur pays fonctionne profondément mieux que leur voisin. » Voilà toute l’ambivalence des relations franco-suisses synthétisée par le dessinateur de presse Patrick Chappatte, collaborateur du quotidien helvétique Le Temps depuis sa fondation à Genève en 1998. C’est justement un regard décalé sur l’actualité hexagonale et internationale qu’entend proposer le journal francophone en lançant, mardi 26 mai, une édition « France » en ligne (sur son site Web et son application). « On fera des rapports d’étonnement, avec une distance bienvenue, loin de la polarisation, à la limite de la guerre culturelle, qui s’impose en France », promet Paul Ackermann, correspondant à Paris pour le journal. Ce qui différencie l’édition France de l’édition classique francophone ? La hiérarchie principalement, avec des contenus mis en valeur pour le lectorat français qui ne seront pas aussi visibles pour les Suisses, et inversement. « Nous voulons proposer un média de complément, avec un regard différent et une mise en avant qui soit plus magazine », dit encore Paul Ackermann, qui est aussi responsable éditorial France du Temps, affirmant ne pas être « en concurrence avec les médias généralistes français comme Le Monde, Le Figaro ou BFM-TV ». Depuis 2021, l’actionnaire du Temps est la Fondation Aventinus, détenant plus de 99 % du capital, tandis que la Société des rédacteurs et du personnel du Temps en possède 0,24 % et le Groupe Le Monde 0,21 %. Il vous reste 54.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.