Publié le 26/05/2026 22:13
Mis à jour le 26/05/2026 22:13
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La colère des habitants face à la disparition des services publics à Nîmes, dans le Gard. Le maire de la ville s'est insurgé contre la fermeture d'un bureau de poste implanté dans un quartier gangrené par le narcotrafic. Reportage sur place.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Devant le bureau de poste du quartier de Pissevin, à Nîmes (Gard), les habitants crient leur colère, dans la matinée du mardi 26 mai : "Ça fait des années qu'on vit des problèmes dans nos quartiers !" Ce service public vient du jour au lendemain de baisser le rideau jusqu'à nouvel ordre. Une pétition a été lancée. "C'est une honte ! On nous coupe tout et je ne comprends pas. Voilà, je suis dégoûtée. Ce quartier vraiment laissé à l'abandon", déplore Sylvette Joujoux, retraitée, habitante de Pissevin.Pourquoi cette fermeture si soudaine depuis jeudi dernier ? La Poste met en avant un climat de tension dans ce quartier touché par le trafic de drogue. "La santé et la sécurité de ses collaborateurs et de ses clients sont une priorité pour La Poste, ce qui l'a amené à fermer le bureau de Nîmes Debussy", écrit l'entreprise.Des tirs d'armes lourdes en pleine rue, un enfant de 10 ans tué d'une balle perdue. Depuis quelques années, ce quartier de 12 000 habitants vit au rythme des trafics et certains services publics disparaissent. Ici, les déchets s'accumulent. Les transports sont parfois à l'arrêt à cause de l'insécurité. Une médiathèque, juste à côté d'un point de deal, a été obligée de fermer avant d'être rasée. À quelques mètres de là, le nouveau poste de police a lui été incendié il y a deux ans. "Il a été incendié avant même l'inauguration. Et depuis, nous sommes toujours dans cette attente éventuelle d'avoir un poste qui n'existe pas. Ce quartier est pourri par ces réseaux de trafic de stups. C'est le service public qui est remis en question", témoigne Bruno Bartocetti, secrétaire national délégué de la zone sud du syndicat UN1TÉ.Le maire PCF de Nîmes, Vincent Bouget, nouvellement élu, veut lui aussi alerter : "Je peux comprendre que ça ne soit pas agréable de venir travailler dans des conditions comme celles-là. Et dans le même temps, on n'a pas besoin que les services publics reculent, parce que s'ils reculent les uns après les autres, alors on laisse la place à tout ce qui peut être difficile dans le quartier", réagit l'élu.Ce quartier, l'un des plus pauvres de France, est aujourd'hui en pleine réhabilitation. Des tours ont été détruites, des travaux lancés. Quant à La Poste, une réunion a été organisée ce mardi soir avec la mairie. Aucune date de réouverture n'a pour l'instant été trouvée.








