Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture À voir ou à écouter ce soir À voir ou à écouter ce soir Dans le podcast historique, la documentariste et docteure en philosophie Marie Chartron explore ce que ce mot de six lettres charrie, à l’occasion cette année du 110ᵉ anniversaire de la bataille. Article réservé aux abonnés FRANCE CULTURE – À LA DEMANDE – SÉRIE DOCUMENTAIRE Depuis février 2022 et l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, la guerre est de nouveau aux portes de l’Europe. Même si, comme l’écrit Stéphane Audoin-Rouzeau, nous refusons de le croire (Notre déni de guerre, Seuil, 60 pages, 5,90 euros). Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’historien spécialiste de la Grande Guerre est l’une des voix de cette « Grande Traversée » consacrée à Verdun. Verdun qu’il faut, comme il est dit d’emblée, visiter en hiver, quand le brouillard et le froid pénétrant peuvent donner un aperçu des conditions dans lesquelles les soldats ont combattu. Verdun, est-il observé en préambule, « c’est six lettres et tout le poids de la Grande Guerre ». C’est surtout, vu du ciel, un champ de bataille immense et circonscrit à la fois, fait de creux et de bosses comme autant de vestiges de ce qui se passa ici entre février et décembre 1916. Dans le premier épisode, il est rappelé que ce fut d’abord un village composé d’agriculteurs et de commerçants. Le champ de bataille ? Situé à quelques centaines de mètres au nord de Verdun, il se déploie sur 20 kilomètres d’est en ouest, sur 10 kilomètres du nord au sud, et est traversé par la Meuse. Un à un, les historiens reviennent sur le début de cette guerre totale. Et sur ce 21 février 1916 : il neige, les Allemands bombardent massivement ; en quarante-huit heures, 2 millions d’obus de gros calibre tombent. Il vous reste 37.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.