Ils ne répondaient plus aux appels depuis plusieurs jours. Un couple d’octogénaires a été découvert mort, ce 24 mai, dans leur maison des Granges-le-Roi, en Essonne. L’homme serait décédé des suites de blessures causées par une arme à feu. Une enquête a été ouverte.Il était environ 13 heures, ce samedi, quand la macabre découverte a eu lieu. Avec, à l’origine, un appel des enfants de ce couple de retraités, inquiets de ne plus avoir de leurs nouvelles. Les sapeurs-pompiers du 91 sont donc requis pour accéder au logement, situé rue de Marchais, en bordure de champ.C’est en progressant dans le domicile que les secours découvrent les corps sans vie. Celui de l’homme de 80 ans environ d’abord, qui gît à l’extérieur. Il présente au moins un impact causé par une arme à feu. Son décès est rapidement constaté. Quelques instants plus tard, les pompiers découvrent le corps de la femme, allongée dans la chambre à coucher. Décédée, elle aussi, sans que les premières constatations ne puissent révéler l’origine de la mort.« Toutes les pistes sont explorées »C’est sur la base de ces éléments qu’une enquête judiciaire a été ouverte dans la foulée, confiée à la Brigade de recherche (BR) de gendarmerie locale. Sollicité, le parquet d’Evry-Courcouronnes n’avait pas répondu à nos questions, ce mardi matin.Les techniciens de l’identification criminelle étaient sur place à la recherche d’indices. De nombreuses zones d’ombre subsistent à ce stade, et « toutes les pistes sont explorées », selon une source proche du dossier. Y compris celle d’un drame intrafamilial sans intervention d’un tiers.Le maire (sans étiquette) du village, Pierre Vallée, qui s’est rendu sur les lieux, se dit « très ému » suite à ce drame. « Il s’agit d’un couple historique des Granges-le-Roi, d’anciens agriculteurs dont les parents vivaient déjà ici à l’époque. C’est terrible, on s’associe évidemment à la peine de la famille. »Si la piste intrafamiliale se confirme, le drame des Granges-le-Roi rappelle inévitablement un autre similaire, survenu il y a moins de deux ans, à Ris-Orangis. Décrit comme « très fusionnel », un couple de retraités avait lui aussi été découvert mort, à domicile, des suites d’un suicide collectif par arme à feu.