Une étude de Santé publique France, publiée mardi 26 mai, observe que moins de la moitié des Français âgés de 18 à 29 ans ont bénéficié de plusieurs séances d’éducation à la sexualité au cours de leur scolarité, alors que ces dernières sont obligatoires pour chaque niveau depuis 2001.

Les plus jeunes sont plus nombreux à déclarer avoir assisté à plusieurs séances, « ce qui montre une mise en place progressive de la loi de 2001 », qui en prévoit trois par niveau, précise cette étude basée sur l’enquête « Contexte des sexualités en France » de 2023, au cours de laquelle 2 086 personnes ont été interrogées. Ainsi, la moitié des moins de 24 ans (51 %) disent en avoir eues plusieurs fois au cours de leur scolarité, contre 39 % des 25-29 ans.

Au total, près de neuf jeunes sur dix ont bénéficié d’au moins une séance. Pour 80 % des répondants, elle a eu lieu au collège, pour 44 % au lycée et 13 % en école primaire. « La rareté des séances au primaire et leur concentration au collège suggèrent des inégalités potentielles d’accès à l’information », relève l’étude. « Les jeunes exposés au décrochage durant les années collège (…) présentent en particulier un risque accru de ne pas être atteints par ces actions ».