Donald Trump a appelé lundi l’Arabie saoudite et le Qatar à normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d’un accord de paix sur l’Iran, injectant une nouvelle dose d’incertitude dans des négociations déjà ardues.Plus tôt, Téhéran avait fait état de progrès dans les discussions avec les États-Unis, mais avait écarté la perspective d’un accord imminent.Signe des intenses tractations diplomatiques, une délégation iranienne de haut niveau, incluant le négociateur en chef et le gouverneur de la Banque centrale, est au Qatar, première visite de ce type dans le Golfe depuis les frappes de représailles menées par Téhéran contre ses voisins pendant la guerre.Dans un long message sur les réseaux sociaux, le président américain a énuméré les dirigeants avec lesquels il a eu des discussions ces derniers jours : « J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les Accords d’Abraham. »Signés en 2020, ces accords ont ouvert la voie à une normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays à majorité musulmane, comme les Émirats arabes unis et Bahreïn, deux proches alliés de Washington dans le Golfe.Mais nombre d’États ont jusqu’ici refusé de se joindre à ce processus, en particulier l’Arabie saoudite, ainsi que la Syrie et le Liban, voisins d’Israël, d’autant plus depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza.Au vu du « désastre que s’est avérée être la guerre » déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 février, cette nouvelle demande du gouvernement américain « montre à quel point il comprend mal le Moyen-Orient », estime auprès de l’AFP Anna Jacobs, de l’Institut des États arabes du Golfe, basé à Washington.Pas d’accord imminentVisite à Téhéran du chef de l’armée du Pakistan, médiateur des discussions, contacts diplomatiques tous azimuts et déclarations positives des deux côtés : la situation des négociations, dans l’impasse depuis des semaines, a paru se débloquer ces dernières 48 heures.« Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a commenté le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Trump veut que l’accord de paix englobe un dégel des relations de pays du Golfe avec Israël
Les négociations semblent se débloquer, mais ni les États-Unis ni l’Iran ne parlent d’un accord imminent.











