Après des semaines de menaces et blocages, les États-Unis et l’Iran semblent proches d’un accord qui mettrait durablement fin à une guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et secoué l’économie mondiale. Que sait-on précisément de ce possible arrangement ?Le nucléaire remis à plus tard ?Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a laissé entendre dès samedi que la question nucléaire ne faisait pas partie « à ce stade » de l’accord en discussion et qu’elle serait abordée lors de « discussions séparées ».Mais le New York Times, citant deux responsables américains anonymes, affirme qu’un point central de cet accord sera un « engagement de Téhéran à renoncer à son stock d’uranium hautement enrichi ». La manière dont la République islamique renoncera à son stock sera toutefois abordée lors « d’un prochain cycle de négociations sur le programme nucléaire iranien », ajoute le quotidien américain.De leur côté, les agences de presse iraniennes Fars et Tasnim affirment que les questions liées au nucléaire seraient négociées dans les 60 jours suivant la signature de l’accord espéré. Et, selon Fars, « l’Iran ne s’est pas engagé dans cet accord à céder des stocks nucléaires, retirer des équipements, fermer des installations ou même à ne pas construire une bombe nucléaire ».Mais le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a dit dimanche être convenu avec M. Trump que tout accord final avec l’Iran devait « éliminer entièrement la menace nucléaire », selon un communiqué après un entretien téléphonique samedi soir entre les deux alliés.Ormuz sera-t-il débloqué ?La réouverture du détroit d’Ormuz, verrouillé de facto par l’Iran depuis le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février, est un point central des discussions. Ce quasi-blocage a fait flamber les prix du pétrole et ébranle l’économie mondiale : avant la guerre, 20 % des hydrocarbures consommés dans le monde transitaient par ce passage.Avant les hostilités, les navires le franchissaient librement.Donald Trump a évoqué samedi un compromis « largement négocié » qui prévoirait la réouverture du détroit. Mais des sources iraniennes au fait des négociations, citées par Fars, affirment que si l’accord prévoit un déblocage du détroit, ce dernier resterait sous contrôle de l’Iran.« Le statut du détroit d’Ormuz ne reviendra pas à sa situation d’avant-guerre », souligne de son côté Tasnim.Concernant le blocus américain des ports iraniens, cette agence croit savoir qu’il devrait « être entièrement levé dans un délai de 30 jours ».
Ce que l’on sait du possible accord entre l’Iran et les États-Unis
Trump avait évoqué un compromis «largement négocié» avant de tempérer les espoirs d’un accord imminent.










