Le gouvernement fédéral de Mark Carney compte exaucer le vœu des forces policières et leur permettre d’accélérer leurs traques en ligne, ce qui est loin de faire l’affaire de plusieurs entreprises technologiques.Des fournisseurs de réseaux privés virtuels (VPN), comme NordVPN et Windscribe, menacent de ne plus faire affaire au Canada ; l’application de messagerie cryptée Signal pourrait aussi plier bagage. À la suite des critiques formulées par Apple et Meta, le p.-d.g. de la plateforme canadienne Shopify, Tobias Lütke, s’attend d’ailleurs à « un coup fatal » porté à l’industrie technologique canadienne.À l’origine de la grogne : le projet de loi C-22 « sur l’accès légal ». Déposé en mars dernier, il fait davantage parler de lui ces temps-ci puisque son étude entre dans la délicate phase de la révision par un comité parlementaire.Signe que les forces de l’ordre tiennent à ce texte législatif, des responsables de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) se sont rendus disponibles pour un appel de 50 minutes avec Le Devoir, lors duquel ils ont expliqué leur position et défendu le projet de loi.Vieille idée, nouveau texteC-22 reprend l’esprit des chapitres les plus controversés de l’un des premiers projets de loi du jeune gouvernement Carney, C-2. Le Devoir avait fait état l’an dernier des craintes suscitées par deux paragraphes de ce projet de loi omnibus portant surtout sur le renforcement des frontières. (On se souviendra que le président américain, Donald Trump, blâmait à l’époque le Canada pour le trafic de fentanyl.) Ce texte législatif est négligé depuis septembre dernier.
En quoi consiste le projet de loi C-22, qui donne envie aux compagnies technos de quitter le Canada?
La GRC et le SCRS se portent à la défense de ce texte législatif qui faciliterait leurs traques électroniques.













