Le fabricant montréalais de simulateurs de vol CAE fait miroiter à ses actionnaires les retombées de son plan de transformation d’ici 2030. Le conflit en Iran assombrit toutefois l’horizon à plus court terme.CAE espère réduire ses dépenses de 125 millions de dollars à 150 millions de dollars d’ici 2030. L’objectif est d’amener son bénéfice opérationnel ajusté vers 950 millions de dollars à 1 milliard de dollars.La cible représenterait une augmentation de 33 % à 40 % sur quatre exercices par rapport à l’exercice 2026 clos à la fin du mois de mars.Le président et chef de la direction de CAE, Matthew Bromberg, a reconnu que le « gros du travail » reste à accomplir pour atteindre ces objectifs, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes financiers, vendredi.« Nous allons vendre ou trouver une solution de rechange pour 8 % de nos revenus, réduire de 10 % la taille de notre réseau dans le segment civil, fermer cinq ou six centres d’entraînement et possiblement d’autres sites, énumère le dirigeant. Nous allons faire des investissements qui étaient nécessaires pour améliorer notre performance. »Entré en fonction au mois d’août, M. Bromberg émet des critiques sur la précédente stratégie de l’entreprise. « Nous allons changer la culture [de l’entreprise] qui n’a pas été à la hauteur et qui a déçu les actionnaires et les analystes. »« Nous allons devenir une entreprise qui atteint ses objectifs », enchaîne-t-il.CAE a déjà commencé sa cure minceur. En avril, la société a annoncé l’abolition de 2 % de ses effectifs mondiaux, soit 280 postes. De ce nombre, 180 employés sont au Québec. L’entreprise a également annoncé plus tôt en mai qu’elle analysait les options stratégiques pour Flightscape, sa division de logiciels aéronautiques.
«Le gros du travail» reste à faire pour transformer CAE, selon son p.-d.g.
Le conflit en Iran entraîne des turbulences pour l’entreprise montréalaise et l’industrie de l’aviation civile.










